Plus de 13.000 illégaux arrêtés par la police dans les six premiers mois de 2013

Parmi eux, 3.562 personnes ont été relâchées, après avoir pu prouver leur identité et le fait qu’elles étaient en séjour légal dans notre pays (ou parce qu’une procédure de suspension contre une décision était en cours), comme cela a été le cas pour la majorité des 243 Polonais interpellés, eux qui faisaient leur entrée dans ce palmarès un peu particulier.

Un ordre de quitter le territoire a été signifié à 7.749 autres et 1.708 ont été écroués, en vue de leur rapatriement dans leur pays d’origine.

Le « top 4 » reste inchangé par rapport à 2012 : Algériens (2.636… dont 2.096 ordres de quitter le territoire), Marocains (2.106/1.528), Roumains (1.177/384), Tunisiens (546/420).

Plus d’Indiens

On constate une forte progression des Indiens qui passent de la neuvième à la cinquième place (396 arrestations et 301 ordres de quitter le territoire) et des Albanais qui passent de la huitième à la sixième place (355/90).

A contrario, les Bulgares (297/99) et les Afghans (245/115) ont régressé en bas de classement, juste avant les Polonais qui ferment le « top 10 ».

On notera encore 312 personnes dont l’identité n’a pas pu être établie.

Parmi les personnes écrouées, on compte 218 Albanais, 158 Marocains, 104 Roumains, 74 Bulgares, 62 Algériens, 56 Serbes, 41 Afghans, etc.

Plus d’éloignements

Interpellée par une élue du Nord du pays, la secrétaire d’État Maggie De Block (Asile et Migration) a défendu sa politique, indiquant qu’en 2012, 62 % des personnes interpellées avaient reçu un ordre de quitter le territoire, alors que les pourcentages de 2010 et 2011 ne dépassaient pas, respectivement, 46 et 57 %.

« En 2013, 80 % des personnes enfermées ont été effectivement éloignées contre 75 % en 2011 et 68 % en 2010 », se plaît à dire Mme De Block.