Dans 15 pays, les femmes doivent demander à leur mari la permission d’avoir un emploi

«De nombreuses sociétés ont accompli des progrès, s’engageant petit à petit à supprimer les formes tenaces de discrimination contre les femmes, mais il reste encore beaucoup à faire», souligne le président de la BM, Jim Yong Kim, en préambule du rapport sur les «Femmes, les affaires et le droit».

Parmi les 143 pays couverts par ce rapport (sur 193 pays membres de l’ONU), 15 d’entre eux --dont l’Iran, la Syrie, la Bolivie ou le Gabon-- donnent le droit aux hommes de «s’opposer» au fait que leurs femmes travaillent et à les «empêcher d’accepter un emploi», indique le rapport.

En Guinée-Conakry, les femmes doivent saisir les tribunaux pour faire annuler la décision de leur mari de s’opposer, «au nom des intérêts de la famille» à ce qu’elles entrent dans la vie active. En Russie, 456 professions (conducteur de camions agricoles, aiguilleur de trains, plombier...) leur sont d’office interdites, indique la Banque mondiale.

Dans au moins 29 pays (Arabie Saoudite, Honduras, Sénégal...), la loi fait par ailleurs systématiquement des hommes les «chefs de famille» et leur confie ainsi le contrôle de «décisions cruciales» sur le choix du lieu de vie, l’obtention de documents officiels (passeports, carte d’identité...) ou l’ouverture d’un compte bancaire.