Viol, à de multiples reprises, d’un enfant de 4 ans au parloir d’une prison: peine maximale pour la mère et le beau-père

L’avocat général a également obtenu du jury, «de façon tout à fait exceptionnelle», la rétention de sûreté assortie d’un suivi sociojudiciaire pendant la durée maximale de 5 ans, pour Sabrina B., 25 ans, et Lionel Barthélémy, 31 ans.

Cette mesure permet le placement dans un centre surveillé d’un prisonnier ayant déjà exécuté sa peine s’il présente un risque élevé de récidive.

«La peine est d’une rigueur exemplaire, proportionnelle à la gravité des faits commis», a commenté l’avocat de la partie civile, Me Yannick Pheulpin. Il s’est particulièrement félicité du «retrait total de l’autorité parentale» décidé par la cour.

Me Dominique Bergmann, avocat de la mère, a reconnu que «les faits sont graves» mais jugé la peine «excessive», car équivalent pratiquement à «un verdict d’infanticide».

Me Marie Elgard, autre avocate de Sabrina B., a déploré que le verdict se soit «basé sur des impressions après le visionnage par les jurés des vidéos» des viols subis par le garçonnet.

La défense de Sabrina B. a immédiatement fait part à la presse de son intention de faire appel.

L’avocat de Lionel Barthélémy a indiqué pour sa part qu’ «on s’attendait à ce verdict». Il a regretté «que l’altération du discernement de (son) client n’ait pas été prise en compte».