Braine-l’Alleud: La non-fête de la Riva-Bella

C’est connu, le 27 septembre est un jour férié dans les écoles. Pourtant, ce vendredi, les grilles de l’Athénée Royal Riva-Bella étaient ouvertes. Dans l’enceinte, on dénombre une vingtaine de professeurs et même une dizaine d’élèves. « Nous avons voulu marquer le coup et indiquer que, pour nous, il s’agissait d’une non-fête de la Communauté française », indique Laurence Paesman, professeur et déléguée syndicale. « Nous voulons garder le préfet actuel et ne voulons pas du retour de l’ancien. En faisant cette action aujourd’hui (NDLR : vendredi), nous ne prenons pas les élèves en otage. »

Cette action fait suite aux deux arrêts de travail survenus cette semaine (notre édition de mercredi). En cause, le changement de préfet prévu ce 1er octobre : l’ancien préfet, Monsieur Dodeur, avait quitté ses fonctions pour devenir inspecteur. Monsieur Dugauthier l’avait remplacé. Or, la nomination comme inspecteur de Monsieur Dodeur, comme celles des autres personnes ayant passé le concours, a été cassée sur décision du Conseil d’État pour vice de procédure. L’ancien préfet doit donc retrouver son bureau mardi prochain, ce qui ne plaît guère au corps professoral. « Le retour de l’ancien préfet et le départ du nouveau posent problème à l’équipe éducative, qui demande de la stabilité », ajoute Stéphanie Bertrand, secrétaire régionale de la CGSP Enseignement. « Déjà l’an passé, nous avons averti le Pouvoir Organisateur, à savoir la Fédération Wallonie-Bruxelles, qu’il existait des problèmes de communication et d’organisation. Les membres du personnel ont témoigné par écrit des problèmes récurrents régnant à l’Athénée ». Ajoutez à cela que son successeur fait l’unanimité depuis son installation et vous comprendrez que la situation est pour le moins tendue.

Et les élèves dans tout cela ? « Nous leur avons expliqué la situation jeudi, après le deuxième arrêt de travail. Certains se sont mobilisés aussi… », raconte Laurence Paesman. Certains d’entre eux étaient d’ailleurs présents vendredi. «  Nous sommes venus spontanément, les professeurs nous ont bien précisé que nous n’étions pas obligés de venir », indique Jonathan. « Une pétition pour garder Monsieur Dugauthier a d’ailleurs circulé dans l’école », poursuit Nicolas. « En trois semaines, il a changé l’école. Par exemple, il a amélioré la discipline, créé de nouvelles options, donné une meilleure image de l’école », conclut Marvyn.

Mardi, l’ancien préfet sera de retour. L’actuel devra reprendre son rôle de professeur. Les enseignants, eux, feront un nouvel arrêt de travail de 45 minutes… « Nous espérons que la Fédération Wallonie-Bruxelles trouvera une solution », confie Stéphanie Bertrand.

Davide Cacciatore