Après avoir été jetée au sol, une diplomate française se lève et frappe un soldat israélien dans les territoires occupés (vidéo)

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La diplomate, Marion Fesneau-Castaing, «va rentrer chez elle», a affirmé à l’AFP un responsable du ministère israélien des Affaires étrangères, sans précision de date, ajoutant que les deux parties étaient convenues de régler l’affaire dans la discrétion.

«Cela n’affecte en rien les très bonnes relations entre nous et les Français», a-t-il assuré sous le couvert de l’anonymat.

Le consulat de France à Jérusalem s’est refusé à tout commentaire.

A Paris, le ministère français des Affaires étrangères n’a ni confirmé ni infirmé, se bornant à dire que la France avait cherché avec les autorités israéliennes une solution préservant «la relation bilatérale et la situation personnelle de l’agent».

Le président français François Hollande a annoncé le 12 septembre qu’il se rendrait, pour la première fois depuis son élection en mai 2012, en Israël et dans les Territoires palestiniens les 18 et 19 novembre.

Mme Fesneau-Castaing faisait partie d’un groupe de diplomates européens qui accompagnait le 20 septembre un convoi acheminant des tentes pour venir en aide à des bédouins palestiniens dont le village de Makhoul, dans la vallée du Jourdain, a été démoli par l’armée israélienne.

Les militaires israéliens avaient bloqué de force le convoi et confisqué les tentes. La diplomate française, tirée du camion, s’était retrouvée au sol. Sur des images de l’incident diffusées par la suite sur internet, on la voit frapper de la main un garde-frontière israélien casqué.

L’ONU et l’Union européenne (UE) avaient protesté contre la confiscation de l’aide, tandis que le ministère israélien des Affaires étrangères avait qualifié les diplomates impliqués de «provocateurs».

L’armée israélienne a rasé le 16 septembre toutes les structures installées à Makhoul et empêché les organisations humanitaires d’acheminer des tentes aux habitants, en vertu d’une décision de la Cour suprême israélienne rejetant un recours des résidents.

Mais le 24 septembre, la Haute cour de justice israélienne a provisoirement interdit à l’armée de déplacer les habitants et de poursuivre ses démolitions, lui donnant jusqu’au 8 octobre pour démontrer qu’elles étaient «exigées par des nécessités militaires imminentes».