Basket: la Ligue Ethias reprend ce vendredi soir, avec plusieurs nouveautés (calendrier complet)

Pour la première fois depuis longtemps, le nombre de clubs en D1 repart à la hausse. Les Belges auront l’occasion de se montrer, Charleroi entend reprendre les lauriers à Ostende, tandis que, derrière, on se bousculera pour jouer les trouble-fêtes. Petit tour des nouveautés.

Pas vu autant de clubs et autant de Belges depuis un moment

Le passage à dix clubs (moyennant la création d’une licence C qui s’ouvre aux clubs avec un budget minimum de 400.000 euros au lieu de 700.000, et un sauvetage de Verviers-Pepinster qui fait grincer des dents) et l’obligation d’aligner au moins six joueurs belges (ou formés chez nous pendant au moins 4 ans entre 12 et 21 ans) ne hausseront sans doute pas le niveau de la D1 dans un premier temps. Mais cela aura le mérite de faire souffler un vent nouveau sur une compétition que l’on imagine à deux vitesses, et de permettre une plus grande identification des spectateurs aux joueurs du cru. «La règle du 6+6 (étrangers/Belges) ne sera pas pénalisante pour les 3 ou 4 gros clubs, dans le sens où ils possèdent – ou ont attiré – les meilleurs Belges», observe Daniel Goethals, consultant sur Belgacom 5. «Il ne devrait donc pas y avoir de baisse de qualité significative. Pour les autres, l’arrivée de Willebroek et du Brussels offre deux avantages: un championnat moins répétitif que les saisons précédentes, et davantage de perspectives de victoires lorsque ces équipes qui ne sont pas candidates au podium joueront les unes contre les autres

Charleroi veut reprendre sa place de nº1

Pour les Ostendais, cette saison sera celle de «l’après-Lojeski». Le MVP parti à l’Olympiacos, les Côtiers devront aussi composer avec la blessure de Wright (jusque novembre), et laisser le temps aux nouveaux venus que sont Thompson, Marnegrave, Gillet ou le jeune Ponitka de s’habituer à la pression qui règne chaque saison au BCO. Elle est identique au Spiroudôme, où il est hors de question de ne pas renouer avec un trophée (et un bon parcours européen) après deux saisons sans titre. L’effectif a été bâti dans cette optique. «Le Spirou semble avoir effectué un recrutement judicieux, en rappelant le chef d’orchestre (Mallet) par exemple. Mais, comme Ostende avec le départ de Drobnjak, Charleroi doit gérer l’après-Riddick. Ces deux-là étaient des catalyseurs, des stabilisateurs de défense. À Ostende, il faudra peut-être un peu de temps pour que les jeunes prennent leurs marques, mais, au final, je vois les deux clubs aux deux premières places», commente Goethals.

Mons, Alost et Anvers en empêcheurs de tourner en rond

Les deux favoris se méfieront de Mons et Alost qui, avec moins de moyens mais un savoir-faire et une identité propres, ont su se hisser au rang de valeurs sûres de notre élite. À Anvers, le duo Vervaeck-Lynch doit, lui, tourner la «page Casteels» tout en décrochant de meilleurs résultats que la saison dernière.

Quid de Liège, Pepinster, Louvain, Bruxelles et Willebroek?

Les cinq autres clubs ont pour points communs d’être annoncés dans la 2e moitié de tableau par les observateurs – en luttant donc pour le 6e ticket pour les PO – mais aussi de jouer la «carte belge». Les premiers pas en D1 de jeunes espoirs ou de joueurs issus des divisions inférieures, de même que la progression d’éléments «recasés» à l’intersaison (Libert, De Thaey, Moray, Troisfontaines…), revêtiront un intérêt, à condition que leurs formations se montrent compétitives.