Du nouveau dans l’attaque du Westgate à Nairobi: les assaillants islamistes étaient entre 4 et 6, Samantha Lewthwaite n’en faisait pas partie

« De ce que nous avons maintenant, qui ressort de l’enquête, le nombre des attaquants était entre quatre et six. Aucun d’eux n’a réussi à s’échapper du bâtiment après l’attaque » a déclaré le chef de la police, David Kimaiyo, lors d’un entretien à la chaîne de télévision kényane KTN.

Depuis le début de l’attaque, les autorités kényanes estimaient à 10 à 15 le nombre des agresseurs qui, à partir du 21 septembre, ont tenu tête, officiellement près de 80 heures, aux forces de l’ordre kényanes et aux forces spéciales étrangères venues les aider. Le président kényan, Uhuru Kenyatta, avait à la fin de l’assaut affirmé que cinq agresseurs avaient été tués.

Mais depuis plusieurs jours, les estimations officielles étaient remises en question.

Des images de surveillance diffusées samedi ont encore alimenté la controverse: ces images, certes filmées dans une seule partie du centre commercial, ne montrent que quatre islamistes armés.

« Nous avons établi qu’il n’y avait pas de femmes »

L’identité des assaillants est également controversée depuis le début: des informations ont fait état de la présence de combattants américains et britanniques, et même d’une femme, Samantha Lewthwaite, veuve d’un des kamikazes des attentats de Londres de 2005.

Mais le porte-parole de la police kényane a affirmé samedi que tous les agresseurs étaient des hommes.

«Nous avons établi que Samantha ne faisait pas partie de l’attaque, il n’y avait pas de femme», a-t-il dit.

Les shebab promettent une attaque encore plus forte si les troupes ne sont pas retirées de Nairobi

L’attaque du Westgate, lancée le 21 septembre, a fait au moins 67 morts. La Croix-Rouge kényane fait aussi encore état de 39 disparus.

L’attentat, le pire perpétré au Kenya depuis celui contre l’ambassade américaine à Nairobi qui avait fait plus de 200 morts en 1998, a été revendiqué par les islamistes somaliens shebab, affiliés à Al-Qaïda.

Les shebab ont dit agir en représailles de l’intervention armée kényane lancée dans le sud somalien fin 2011.

Ils ont promis de frapper encore plus fort si Nairobi ne retirait pas ses troupes.