Des pirates de la récup’ de vêtements: le vieux tissu, ça rapporte!

C’est un fléau sans limite. Belges, Français ou venus d’ailleurs, ces fraudeurs opèrent malheureusement impunément. « Chaque jour, ces pirates installent des conteneurs le long des routes ou sur des parkings, sans aucune autorisation, lance Christian Dessart, directeur de l’asbl Terre. D’autres déposent des flyers dans les boîtes aux lettres et invitent la population à préparer des sacs qu’ils viendront chercher en porte-à-porte. Or, pour collecter des vêtements usagés, il faut une autorisation de l’Office déchets. »

Le vieux tissu rapporte

Chaque jour, le responsable de Terre est informé de nouvelles infractions. Et il a beau dénoncer celles-ci, les autorités ne suivent pas. Les fraudeurs le savent et ils n’hésitent pas à acheter des conteneurs par dizaines et à les installer chez nous, car le marché rapporte : « Le marché du vêtement usagé fluctue terriblement, du simple au quadruple, mais il est très haut pour l’instant. C’est ce qui attire tous ces pirates », analyse Geneviève Godart, porte-parole de Terre. « Pour augmenter leurs capacités de récolte, ces fraudeurs collent sur leurs conteneurs des noms qui jouent sur la corde sensible, ajoute Christian Dessart : les citoyens confiaient leurs vêtements usagés à « Cœur solidaire », « La chaîne du cœur » ou « Entraide et solidarité » qui n’étaient pas agréés. Le citoyen a l’impression d’aider une association caritative alors que la collecte est illégale et organisée au seul profit du fraudeur. »

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