Garde médical de Rhisnes: «Grâce à ce nouveau système, on est plus en sécurité»

Depuis le début de l’été, les patients de La Bruyère, Éghezée, Fernelmont, Gembloux, et Wasseiges se rendent sur rendez-vous au poste médical de Rhisnes, s’ils sont malades durant les week-ends où les jours fériés. Mais pourquoi toutes ces gardes ont été rassemblées ? « La population augmente mais plusieurs médecins arrêtent la profession à cause de leur âge. Donc, la charge de travail est de plus en plus importante et cela à des répercussions en termes de qualités de vie, de motivation et d’attractivité de la profession pour les généralistes restants. Nous devions donc trouver une solution », explique Isabelle Lupant, responsable du projet et coordinatrice médicale du poste de garde de Rhisnes.

Pour éviter que nos médecins abandonnent la profession ou que ces conditions de travail n’attirent plus les jeunes, l’Association des Généralistes de Haute Hesbaye Namuroise (AGHHN) a lancé son poste médical de garde.

Et tous tirent un bilan positif de ce nouveau système. « C’est beaucoup moins fatigant puisque ce sont les patients qui viennent ici. Mais attention, un autre médecin se déplace aussi pour ceux qui ne peuvent pas bouger », précise Frédéric Muller, médecin généraliste à Meux. « Et puis, nous avons aussi une secrétaire qui prend les rendez-vous. Avant, nous devions le faire nous-mêmes. C’était donc une tâche supplémentaire. Son aide est donc nécessaire. Et puis, grâce à elle, le patient peut aussi avoir un accueil personnalisé. »

« moins de temps sur la route »

Mais ce généraliste se dit moins épuisé car sa garde se limite à 12 heures. Avant, il devait être disponible tout le week-end, du vendredi au lundi matin. « Et sur ces 12 heures, nous consultons autant de patients que nous le faisions en un week-end. En fait, nous ne perdons plus de temps sur les routes. »

Ce système de garde permet aussi de lutter contre l’insécurité, à laquelle les généralistes sont souvent confrontés. «  En fait, à partir de 22h, les consultations se déroulent chez le patient. Et, dans ce système de garde, nous sommes accompagnés par des chauffeurs », souligne aussi Frédéric Muller.

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