Un demandeur d’asile afghan arrêté lors d’une manifestation à Bruxelles expulsé lundi

Un demandeur d’asile afghan, arrêté à l’issue d’une manifestation de demandeurs d’asile afghans, qui s’était tenue le 26 septembre dernier aux abords du cabinet Di Rupo à Bruxelles, sera renvoyé lundi prochain dans son pays d’origine. Selon son avocate, Selma Benkhelifa, cette expulsion pose problème dans la mesure où l’homme avait introduit un recours en extrême urgence au sujet duquel le tribunal n’a pas encore rendu sa décision. « Le 26 septembre dernier, 42 demandeurs d’asile afghans ont été arrêtés et placés en centre fermé. Vingt-deux ont été libérés après avoir introduit un recours en extrême urgence basée sur le risque de mort ou de traitement inhumain en cas de retour en Afghanistan » a expliqué l’avocate, Selma Benkhelifa. « Mon client, actuellement écroué au centre fermé de Merksplas, a introduit un recours identique et est toujours dans l’attente d’une décision du tribunal. Or, on va l’expulser lundi » alors que le tribunal n’a pas encore rendu sa décision. L’avocate rappelle qu’à 22 reprises, la justice a estimé que les demandeurs d’asile afghans encourraient bien un risque en cas de renvoi dans leur pays. Selon l’Office des Etrangers, il n’y aura pas d’expulsion tant que la décision du conseil du contentieux des étrangers ne sera rendue. « Pour des questions d’organisation et par prévoyance, des places sont réservées sur les vols, quitte à les annuler en cas de non expulsion », a précisé sa porte-parole Dominique Ernould.