Energie : Bruxelles retient 250 projets éligibles pour des financements de l’UE

La Commission européenne a présenté lundi une liste de 250 projets dans le secteur de l’énergie éligibles pour des cofinancements d’un total de 5,8 milliards d’euros pendant la période 2014-2020. «Tous ces projets seront en concurrence» pour décrocher ces financements prévus par le mécanisme pour l’interconnexion en Europe, a averti le commissaire à l’Énergie, Gunther Oettinger. «Nous devons nous assurer que les fonds limités dont nous disposons sont utilisés à bon escient et que l’argent de l’Union va là où il peut générer le plus d’avantages pour les consommateurs», a-t-il insisté. «Tous ces projets sont importants, les grands comme les petits», a-t-il assuré. Mais la Commission mise sur «les projets stratégiques, comme l’interconnexion des réseaux d’électricité entre l’Espagne à la France, et la possibilité d’inverser les flux pour l’acheminement du gaz». L’objectif est d’intégrer les marchés de l’énergie de l’UE et de mettre un terme à l’isolement de certains membres, notamment les États baltes, Chypre et Malte. «Un réseau paneuropéen fera baisser les prix», a assuré le commissaire. Sur le total des projets retenus, 140 concernent le transport de l’électricité, une centaine le transport et le stockage du gaz et du gaz naturel liquéfié, et une dizaine le pétrole et les réseaux intelligents. La France compte 16 projets éligibles, six pour l’électricité dont l’interconnexion entre l’Aquitaine et le Pays Basque, neuf pour le gaz dont un gazoduc entre l’Algérie, la Sardaigne (Italie) et la Corse, et un réseau intelligent. Les projets inscrits sur la liste présentent des avantages pour au moins deux États de l’UE, doivent contribuer à l’intégration du marché et à l’intensification de la concurrence. Ils doivent également améliorer la sécurité des approvisionnements de l’UE et réduire les émissions de CO2, insiste la Commission. Les organisations environnementales ne sont pas convaincues. Le Bureau Européen pour l’Environnement (EEB) et Birdlife Europe ont dénoncé lundi dans un communiqué commun l’inclusion de projets controversés en raison de leur impact pour l’environnement et le tourisme. Ils ont notamment cité un terminal de gaz naturel dans le nord de l’Italie et des réservoirs dans les Alpes autrichiennes. La liste sera mise à jour tous les deux ans afin d’intégrer des projets devenus nécessaires et de supprimer ceux devenus obsolètes, a assuré la Commission.