Nouveau plan d’action contre le VIH: dépister plus, plus tôt et pas seulement chez des médecins

Près de 500 personnes ont apporté leur expertise à l’élaboration de ce plan qui comporte 58 actions. Les quatre grands piliers sont la prévention, le dépistage, la prise en charge de la personne vivant avec le VIH et la qualité de vie des personnes vivant avec ce virus.

En matière de prévention, Laurette Onkelinx a rappelé qu’il fallait plus que jamais promouvoir l’usage des préservatifs, qui doivent être accessibles facilement et gratuitement, insiste la ministre. L’attention de ce plan devra être portée sur deux groupes particulièrement exposés à l’épidémie: les hommes ayant des relations sexuelles avec des hommes et les migrants.

Le dépistage reste quant à lui trop tardif dans 42% des cas en Belgique, déplore Mme Onkelinx. Notre pays se dotera d’une stratégie nationale de dépistage prévoyant notamment que cette opération ne devra plus obligatoirement être réalisée par un médecin et qu’elle sera davantage décentralisée.

Lever les restrictions de voyages

S’agissant de la prise en charge de la personne vivant avec le VIH, ce plan national prévoit le développement d’une procédure nationale de référence pour que chacun quelle que soit sa situation financière, administrative ou juridique, puisse bénéficier du dépistage et ensuite du traitement. En outre, chaque personne résidant en Belgique sans statut ou avec un statut spécial pourra toujours continuer à avoir accès aux soins que son état nécessite.

Enfin, la ministre espère que la Belgique pourra jouer un rôle moteur afin que les restrictions aux voyages s’appliquant aux personnes atteintes du VIH soient levées.

Chaque année, 13 millions d’euros sont investis dans la lutte contre le sida. La ministre s’est engagée mardi à ce qu’un million d’euros supplémentaires soient investis dès la première année du plan.