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Portes closes au Carrefour de Gosselies: le personnel manifeste son ras-le-bol

L’hypermarché Carrefour de Gosselies est resté fermé ce vendredi. Le personnel mène une grève de 24 heures pour protester contre la nouvelle organisation qui leur est promise. Dans la foulée, ils dénoncent aussi leurs conditions de travail actuelles.

Depuis quelque temps déjà, le malaise est perceptible. Les causes évoquées sont multiples : manque d’effectifs, absentéisme, non-renouvellement des CDD, désorganisation… On l’aura compris : le climat est pesant.

Et la dernière réunion qui a rassemblé, voici quelques jours à Evere, la direction et les organisations syndicales dans le cadre d’une information au sujet de la nouvelle organisation du travail, n’a fait que renforcer le mécontentement ambiant.

« Depuis lundi, nous tenons des assemblées pour communiquer sur cette réunion. Et la colère n’a fait que se renforcer. Les gens ont décidé de passer à l’action en faisant grève ce vendredi », déclare Dominique Lepidi, délégué itinérant Carrefour pour la région de Charleroi.

Parmi les mesures projetées par la direction, il est question d’élargir le champ d’action du personnel dédicacé au multimédia au non food. Oui, mais voilà, cette polyvalence accrue irait de pair, pour les 138 employés en question, avec la suppression d’une prime de motivation sur la vente des articles multimédia.

En matière de prestations dominicales, conformément aux conventions collectives de travail, les magasins Carrefour sont actuellement autorisés à ouvrir 6 dimanches par an, payés à raison de 300 %. Dans les zones touristiques, on pourrait revoir le nombre de prestations dominicales à la hausse, mais elles ne seraient plus rémunérées qu’à 200 %.

La réorganisation programmée prévoit aussi une formation et une prime mensuelle brute de 75 €/mois pour les assistants commerciaux. Mais en contrepartie, ils devront faire preuve de mobilité. Là aussi, ça coince.

Un test sur les prestations hebdomadaires réparties sur 4 jours a été mené. Mais la direction estime qu’il n’est pas concluant et trop complexe à mettre en œuvre.

« Nous dénonçons aussi la politique d’embauche et management qui est envisagée. Elle instaurerait un régime à deux vitesses entre le Nord et le Sud du pays. C’est tout simplement impensable », s’insurge Dominique Lepidi.

Ce samedi, tout le monde reprendra son poste à Gosselies. Mais la messe est loin d’être dite pour la suite. Prochaine échéance le 29 septembre où direction et syndicats reprendront la discussion à Evere.

M-G.D.

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