Crash aérien entre Marchovelette et Gelbressée : dix hommes et une femme tués (photos+vidéo)

Les photos exclusives du crash, ici.

La ministre de l’Intérieur, Joëlle Milquet, et le Premier ministre, Elio Di Rupo, sont arrivés sur les lieux peu après 18h suite au crash d’un avion, renommé HB-FFP en 2002, à bord duquel se trouvaient plusieurs personnes qui allaient sauter en parachute. L’appareil s’est écrasé cet après-midi dans un champ entre le village de Gelbressée et Marchovelette (Fernelmont, province de Namur). Après avoir perdu une aile, l’avion aurait pris feu ne laissant aucun survivant.

« L’avion est passé au-dessus de chez moi et j’ai vu des pièces tomber de l’avion. Puis, l’appareil a piqué du nez et est allé se cracher 200 mètres plus loin » explique un riverain sous le choc. L’homme s’est ensuite rué vers les lieux de l’accident et a assisté à l’arrivée des secours qui ont été appelés un peu avant 16h. Les pompiers de Namur et d’Eghezée se sont également rendus sur place. Il s’agirait d’un avion qui était parti de l’aérodrome de Temploux. L’avion n’aurait touché aucune habitation au sol.

Maxime Prévot, bourgmestre de Namur, s’est également rendu sur les lieux un peu plus tôt, de même que Jean-Claude Nihoul, bourgmestre de Fernelmont. «Trois parachutes ouverts au sol prouvent que trois personnes ont essayé de sauter», a-t-il indiqué, ajoutant que «c’est une tragédie que l’on avait jamais connue dans la région».

L’appareil accidenté est un Pilatus (de construction suisse) PC-6 Turbo Porter.

Deuxième crash aérien pour cet avion de tourisme

L’avion s’était déjà crashé il y a 13 ans à Moorsele faisant 11 blessés mais aucune victime. Le 12 mars 2000, dix parachutistes et leur pilote étaient, eux aussi, à bord de l’appareil. L’avion, nommé OO-FWJ à l’époque, s’était écrasé au sol après avoir décollé alors qu’il volait à basse altitude.

Des victimes qui avaient la vie devant elles

Selon la ministre de l’Intérieur, Joëlle Milquet, il s’agissait surtout « de jeunes parents » âgés entre 20 et 40 ans. Les parachutistes, tous pères de famille, à bord de l’avion étaient des profesionnels. À l’exception d’une femme, la seule de l’équipage, venue faire un saut iniatique à l’occasion de son anniversaire.

« Ce qui est le plus terrible, c’est de voir des gens partir pour leur passion et des personnes désespérées qui viennent de perdre leurs proches », a remarqué Elio Di Rupo.

La parquet de Namur, un médecin légiste et d’autres spécialistes techniques vont à présent aider à l’identification des victimes et tenter de déterminer les circonstances de l’accident. L’identification des corps sera difficile et prendra du temps, a ajouté le Premier ministre.

Les personnalités politiques ainsi que le Roi Philippe ont passé une demi-heure auprès des familles et des proches des victimes à qui ils ont témoigné tout leur soutien et leur émotion.

« C’est une tragédie pour les familles et pour l’ensemble de la nation », a dit Maxime Prévot. « Nous ne sommes plus dans une phase de soins, mais dans une phase de deuil », a indiqué Joëlle Milquet.

Ils ont tenu à souligner le travail efficace des services de secours, de la police et des pompiers.

Une équipe logistique de la Croix-Rouge a installé des tentes au milieu des champs. Ces dernières servent de morgue provisoire.Trois personnes du Service d’Intervention Psychosociale Urgente (SISU) sont également présentes pour assister les familles des victimes.

Outre le Premier ministre et Mme Milquet, le ministre-président flamand Kris Peeters a présenté ses condoléances aux proches de victimes par voie de communiqué, tout comme le ministre des Affaires étrangères Didier Reynders et Ecolo Namur.

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