Bruxelles: 409 permis de détention d’armes octroyés par le gouverneur en 2013

« Il s’agit d’un domaine extrêmement réglementé et il faut remplir de nombreuses conditions très spécifiques rien que pour obtenir ce permis de détention », explique M. De Groote M. De Groote, responsable du service armes auprès du cabinet du gouverneur de Bruxelles. Lorsque l’on introduit une demande, une enquête de moralité est menée sur la personne par la police locale. Le demandeur doit également fournir une attestation médicale et obtenir l’accord de tous ses cohabitants majeurs.

Les motifs présentés par les personnes qui souhaitent posséder une arme sont relativement variés. « La grande majorité des demandes interviennent dans le cadre de la chasse, suivent les requêtes relatives au tir sportif ou récréatif. Il y a aussi les participations folkloriques, les reconstitutions historiques ou les activités scientifiques. Il est également nécessaire d’obtenir un permis de détention d’armes, lorsqu’un passionné veut développer une collection », continue le spécialiste armes auprès du gouverneur.

Les chasseurs qui détiennent déjà un permis de chasse peuvent également introduire une demande. Il s’agit d’un permis de type modèle 9. Depuis 2006, quelque 5.400 de ces autorisations ont été accordées par le gouverneur.

Port d’armes pour les gorilles

Mais, il ne faut pas confondre détention et port d’armes. La première catégorie donne simplement au possesseur de ce permis le droit d’avoir chez lui une arme à feu et de l’utiliser occasionnellement. La seconde permet de se balader en rue avec un pistolet.

« Seules les personnes détenant un port d’armes peuvent être visibles avec un revolver », tient à clarifier M. De Groote. « Il y a très peu de ports d’armes qui sont octroyés. Et cela concerne quasi exclusivement les gardes du corps qui travaillent à la protection du secrétaire général de l’OTAN ou à la sécurité de certaines activités de l’Union européenne. Deux ambassades particulièrement sensibles sont également concernées, à savoir celles des États-Unis et d’Israël. Les sociétés de gardiennage privées doivent, elles, s’adresser au ministère de l’Intérieur. »