Steve Jobs: le boss d’Apple était un homme «méchant et vicieux»

Chrisann Brennan connaît bien son sujet puisqu’elle a été la première compagne du futur boss d’Apple, décédé il y a deux ans d’un cancer du pancréas. En 1972 alors qu’ils sont âgés tous deux de 17 ans ils sortent ensemble. Quatre ans plus tard lorsque Jobs créé Apple ils se fréquentent toujours. Mais si Chrisann Brennan connaît bien le futur multi-millionnaire de la marque à la pomme c’est qu’elle est avant tout la mère de son premier enfant, une petite fille prénommée Lisa, née en 1978.

Un bébé qui va bouleverser la vie de Chrisann Brennan car Jobs la quitte lorsqu’il apprend qu’elle est enceinte. Dans un premier temps, il ne veut d’ailleurs pas reconnaître sa fille. Prétendant l’impuissance, il nie qu’il est le père: «Il m’a dit que c’était comme si je lui volais ses gènes», écrit Brennan dans son livre.

Steve Jobs se fache ensuite à cause de la décision de justice qui le force à reconnaître Lisa en 1979, après un test de paternité qu’il ne juge pas fiable. Suite à cela, celui, qui commençe à devenir très riche, n’accorde qu’un minimum de pension alimentaire à son enfant (environ 500 dollars) obligeant Chrisann Breenan à demander l’aide des services sociaux pour élever seule son Lisa. «Apple prenait son envol, et Steve n’était pas dans un avion, il était dans une fusée spatiale fusant au-delà de ce que chacun imaginait possible. Et il changeait...»

L’époque de leur grand amour était arrivée à son terme raconte encore cette femme devenue entre temps peintre et designer graphique.

Jobs était avide d’ambition: «Son comportement ne s’est pas amélioré avec le succès: il est juste passé de puérile et abruti à complètement vicieux… Je comprenais désormais que Steve apprenait à devenir plus puissant en rabaissant les autres… C’était une nouvelle forme de mesquinerie… C’était méchant et je me sentais rejetée

Mais, toujours selon elle, Steve Jobs avait aussi changé depuis qu’il était revenu d’un voyage en Inde, où il avait écouté les enseignements d’un gourou. Il était revenu «spirituellement très avancé mais sous-développé émotionnellement», raconte-elle.

Il semble véridique à la lecture de ces mémoires que l’on ne peut pas mettre en doute la véracité des faits et les souffrances de Chrisann Brennan. Steve Jobs avait déjà été dépeint par certains de ses collaborateurs comme étant un «PDG assez tyrannique».