Leval: les colis alimentaires de Masaber menacés par l’AFSCA!

Colette Audain et son mari Roger Vanoverwael ont fondé en 1991 une association pour venir en aide aux plus démunis. En leur fournissant des vêtements, puis de la nourriture, et aussi du combustible. L’ASBL, affiliée à la Banque alimentaire et au Bureau d’Intervention et de Restitution Belge, reçoit des dons (service-clubs, particuliers...), des subventions, organise des manifestations, est subsidiée et profite aussi de la générosité du propriétaire-gérant d’une moyenne surface de Leval (voir encadré) qui offre des denrées alimentaires invendues.

Depuis peu, l’AFSCA a mis les points sur les ‘i’. Désormais, les associations, comme leurs bienfaiteurs ne peuvent donner à leurs bénéficiaires que des denrées alimentaires dont la date de préemption n’est pas atteinte.

Donc, on ne pourrait donner que des victuailles à la date de péremption J-0. Au-delà, c’est à jeter. Un principe discutable, et discuté bien évidemment. Car tout le monde en convient, sauf l’AFSCA, pour certaines denrées alimentaires, une date de péremption (de consommation, de vente ?) dépassée d’un jour, voire de deux, n’est pas dramatique. Puis, même délivrée à la date de péremption, on ne sait pas quand le produit sera consommé.

Mais si le gérant du Carrefour Market ne peut plus donner, même à J-0, si les associations caritatives ne peuvent plus distribuer, alors toute cette nourriture doit être jetée, détruite. Bref, le combat mené pour obliger les grandes surfaces à donner les denrées alimentaires retirées de la vente risque bien d’être vain. Car, à moins de donner des denrées périssables (bien) avant la date fatidique, on voit mal comment les associations pourraient les donner au jour J...

Et Masaber n’est pas la seule association à être confrontée à cette dure réalité.

Chez Masaber en tout cas, Roger et Colette qui se dévouent bénévolement depuis tant d’années sont effondrés. L’AFSCA, avec ses normes, risque de mettre à mal tout ce qui est et a été fait pour venir en aide aux plus démunis. Bref, désormais, au 49 de la rue Salcvador Allende, on expliquera désormais aux bénéficiaires des colis « de survie » que s’il ne peuvent plus avoir de denrées alimentaires « fraîches », c‘est à cause de l’AFSCA.