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Covid Safe Ticket en région bruxelloise: certains clubs de sport à l’arrêt

L’arrivée du Covid Safe Ticket en Région bruxelloise va devenir contraignante pour un certain nombre de clubs de sport. Particulièrement pour ceux dont les membres refusent de se faire vacciner.

Dès le 15 octobre, les amateurs de sport devront présenter un Covid Safe Ticket lorsqu’ils souhaiteront assister à une rencontre sportive en Région bruxelloise, qu’ils soient spectateurs ou participants. Seuls les encadrants ne devront pas présenter ce pass sanitaire puisqu’ils seront considérés comme des travailleurs. Les nombreuses familles opposées à la vaccination de leur enfant voire à se faire eux-mêmes vacciner devront présenter un test négatif datant de moins de 48h. Et c’est là que ça pose problème.

Cette situation va jusqu’à mettre en péril la participation d’équipes bruxelloises à des championnats de basket. « Plusieurs personnes m’ont contacté pour me dire qu’elles allaient soit arrêter le sport, soit faire du sport en Flandre », rapporte Benoît Gosselin (cdH), président du réseau des échevins bruxellois des sports. Plutôt que dépenser chaque semaine dans des tests à court terme non remboursés, certaines familles préfèrent inscrire leurs enfants à Wemmel, Dilbeek ou Grand-Bigard qui sont juste à côté. « Elles envisagent très sérieusement de changer de région pour continuer à faire leur sport. » Au niveau des compétitions, 30 équipes ont déjà annoncé un forfait général. « Elles ne joueront plus cette saison. Certains clubs n’aligneront plus d’équipe. » La problématique touche autant les équipes jeunes que seniors.

« On doit trouver des solutions qui permettent malgré tout de réaliser les compétitions », confie Jean-Pierre Delchef, président de l’Association Wallonie Bruxelles de Basket-ball (AWBB). « Des clubs nous informent que des parents ne souhaitent pas faire vacciner leurs enfants, que la solution du test antigénique a un coût et que s’il n’y a pas de prises en charge, ils vont reconsidérer la participation de leurs enfants aux activités. » Un amendement a été présenté au gouvernement bruxellois pour qu’il prenne en charge ces coûts mais cela a été refusé.

Compétition en danger

Cette opposition au vaccin pose également problème dans les salles d’art martiaux. « On a très peu de vaccinés parmi les jeunes », constate Amin El Boujdaini, propriétaire du club de judo Neko à Cureghem (Anderlecht). « S’ils veulent vraiment s’entraîner, ils vont devoir faire des tests toutes les 48 heures. Financièrement, ce n’est pas donné. Or, nombre de nos compétiteurs sont issus de quartiers défavorisés. Plus on les oblige, moins ils voudront se faire vacciner. » Dans ce contexte, plusieurs compétiteurs pourraient tirer un trait sur les championnats régionaux de judo qui auront lieu au mois de février. « C’est la compétition la plus importante de l’année pour laquelle il faut s’entraîner dès maintenant. Ils essaient de s’y mettre à fond, mais dans ces conditions, ils ne pourront plus le faire. »

Gauvain Dos Santos

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