Romelu Lukaku: «Je suis surtout dangereux face au but, pas quand j’ai le dos tourné au gardien adverse»

L’ancien attaquant anderlechtois n’était resté que 7 minutes jeudi dernier sur la pelouse du Stade Roi Baudouin aux côtés de Benteke, l’autre attaquant vedette de Premier League, qui était lui sorti pour laisser sa place à Moussa Dembélé. « C’est trop peu que pour pouvoir juger ma complicité avec Christian », a expliqué le Diable Rouge lundi à la sortie de son dernier entraînement avant d’affronter mardi les Asiatiques, classés 44èmes au classement de la FIFA.

Le court essai tenté par Marc Wilmots contre la Colombie d’aligner les attaquants d’Everton et d’Aston Villa côte à côte en pointe d’un système basé sur un 4-4-2 avait vite été avorté par l’entraîneur fédéral. « Vous avez vu tout comme moi ce que cela a donné », avait déclaré Wilmots après coup, reprochant à demi-mot le manque de travail défensif de sa ligne offensive.

« Ce genre de configuration se travaille d’abord à l’entraînement. Si offensivement on peut se comprendre facilement, l’aspect défensif doit se travailler lors de la semaine qui précède la rencontre. Mais je ne suis pas un joueur qui va trouver l’entraîneur pour lui dire qu’il faut essayer ceci ou cela », a ajouté Lukaku, qui a aussi tenu à préciser quelles étaient ses principales qualités.

« Qu’une chose soit claire, je ne suis pas un pivot. Je suis quelqu’un qui sent la balle. Je joue sur l’instinct. Je suis surtout dangereux quand j’ai la balle aux pieds face au but, pas quand j’ai le dos tourné au gardien adverse. Ce qui est par contre la grande force de Christian. L’objectif est bien sûr que je devienne un jour complet, mais pour l’instant je n’ai pas envie de perdre ma vitesse qui est mon principal atout. On verra plus tard quand je serai plus âgé… »