Joël Devillet débouté dans l’action l’opposant à Mgr Léonard

Le tribunal civil de Namur a débouté jeudi Joël Devillet dans l’affaire qui l’oppose à Monseigneur Léonard, estimant sa demande non fondée. Joël Devillet, violé par l’abbé Hubermont à Aubange (Luxembourg) entre 1987 et 1991, dès ses 14 ans, quand il était enfant de choeur, reprochait à Monseigneur Léonard, évêque de Namur-Luxembourg entre 1991 et 2010, une certaine passivité de sorte qu’il y ait prescription au pénal. Son avocat, Me Kauten, interjettera appel. À l’issue d’une procédure pénale au tribunal correctionnel d’Arlon contre l’abbé Hubermont, la prescription des faits avait été constatée. Joël Devillet avait alors saisi le tribunal civil d’Arlon (au civil, il n’y avait pas prescription) contre l’abbé et avait obtenu réparation du dommage. En parallèle, une procédure contre Monseigneur Léonard avait été lancée au tribunal civil de Namur. Joël Devillet reprochait à l’Église d’avoir étouffé les faits. « Monseigneur Léonard n’était pas évêque lors des faits mais il l’était quand Joël Devillet les a dénoncés. En plus, ils n’étaient pas prescrits à ce moment-là », explique Me Kauten. « Je lui reproche surtout son attitude après les faits », insiste Joël Devillet. Il estime que si Monseigneur Léonard n’avait pas « noyé le poisson », il aurait pu se reconstruire grâce à la procédure pénale. Me Kauten réclamait 25.000 euros mais le tribunal civil considère que Joël Devillet ne peut pas être doublement indemnisé puisqu’il l’a déjà été à Arlon par l’auteur direct des faits.