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Pour leurs 20 ans, les Plaisirs d’Hiver s’étendent au Bois de la Cambre

C’est sous le signe du Covid que la Ville de Bruxelles organisera les Plaisirs d’Hivers du 26 novembre au 2 janvier. Cette 20e édition se caractérise par plusieurs nouveautés.

« On vous donne rendez-vous le 26 novembre », annonce avec émotion Philippe Close (PS), bourgmestre de Bruxelles. Après une édition avortée en 2020 à cause de la pandémie, les Plaisirs d’Hiver reviennent plus grands, plus créatifs et plus durables.

Véritable atout dans la dynamique économique de la Ville et pour l’Horeca, ce marché de Noël a été « complètement repensé ». Pour cette 20e édition, la Ville ambitionne de battre le record atteint en 2019 (3,386 millions de visiteurs). Un objectif ambitieux quand on sait que la capitale est en rouge pour le moment et que la situation sanitaire reste préoccupante.

« Nous sommes, comme les autres communes, en réflexion. Nous sommes très modestes par rapport à la situation épidémiologique. S’il faut s’adapter, on s’adaptera », affirme Philippe Close (PS), bourgmestre de Bruxelles.

Pas de CST

Tout a bien été réfléchi par les autorités de la Ville pour rendre les Plaisirs d’Hiver le plus agréable possible en tenant compte du coronavirus. Le Covid Safe Ticket sera nécessaire pour les plus de 15 ans mais uniquement pour les patinoires.

Même si ça n’en porte pas le nom, les Plaisirs d’hiver sont un marché de Noël et donc c’est les règles sanitaires des marchés qui s’appliqueront à ceci près que le masque sera obligatoire. « Il y a des personnes qui habitent au centre-ville, juste au-dessus du marché. Sans parler des gens de passage. On ne se voyait pas leur demander un CST », explique Fabian Maingain (DéFI), échevin des Affaires économiques.

Un sens de circulation sera établi avec la règle de tenir sa droite. « Si on voit trop de monde, on fermera Vismet ou la Grande Place », poursuit l’échevin. La Ville a étendu le parcours sur 2 km pour disperser les visiteurs (délocalisation du Winter Pop, Brussels by Light illuminera 152 rues). D’ailleurs pour ce 20e anniversaire, l’événement s’étend au Bois de la Cambre avec une patinoire, des pistes de luge et de curling et l’illumination du lac.

« On se veut responsable sur le plan sanitaire et ambitieux au niveau des animations proposées », résume Delphine Houba (PS), échevine du Tourisme et des Grands évenements.

Le train, invité d’honneur

Cette année, ce n’est pas un pays ni une région la star mais le train ! Manneken-Pis mettra à l’honneur la SNCB, la Stib ou encore Brussels Airlines. Un vidéo-mapping immersif à 270º extériorisera sur la place du Musée l’exposition d’Europalia « Voies de la modernité », qui a cours dans les Musées Royaux des Beaux-Arts de Belgique. Une installation audiovisuelle de 25 m trônera devant la gare centrale.

« Ce thème est en lien direct avec l’année européenne du rail et du festival Europalia », justifie Delphine Houba. « Cela illustre notre volonté d’organiser des événements sous le signe de la durabilité. »

Dans cette optique, la Ville veut des Plaisirs sans voiture et encourage vivement les visiteurs à emprunter les transports en commun ou le vélo. La gare centrale représente la porte d’entrée. Des parkings vélos sécurisés se tiennent à disposition des cyclistes. « Pour ceux qui viennent en voiture, les Park and Ride de Ceria ou Crainhem permettent de rejoindre le centre en transports en commun », annonce Bart Dhont (Groen) échevin de la Mobilité. « On veut vraiment décourager les visiteurs à venir jusqu’au centre et occuper du stationnement en voirie. » Une nouvelle carte interactive permettra aux visiteurs d’organiser au mieux sa venue.

Cette édition étendue représente un investissement important pour la Ville à l’heure pour le budget est fortement impacté par la crise sanitaire. « Annuler les Plaisirs d’Hiver a un coût bien plus important. C’est maintenant qu’il faut investir. Sans les Plaisir d’Hiver, Bruxelles ne fonctionne plus. C’était un devoir de la Ville d’investir massivement dedans », estime Phillipe Close.

La Ville rappelle que cet événement permet de soutenir, le secteur de l’événementiel, l’emploi local, les commerces et hôtels, ou encore les artistes et les métiers techniques.

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