Les femmes victimes de violences conjugales pas assez bien traitées par les policiers

C’est ce que l’on peut lire lundi dans Het Laatste Nieuws et De Morgen.

L’an dernier, 20.370 cas de violences conjugales ont été recensés. Dans 85% des cas, les victimes étaient des femmes. Par ailleurs, l’on a comptabilisé 3.421 viols, 19.616 cas de violence psychologique et 3.455 attentats à la pudeur. Cette année, il serait question, selon la ministre, d’une légère tendance à la baisse.

Une grande partie des victimes ne font en outre pas de déclarations. L’une des mesures pour les inciter à porter plainte, serait un meilleur accueil. Les agents sont souvent insuffisamment formés pour questionner de manière respectueuse et correcte les victimes de violences sexuelles.

La ministre de l’Intérieur propose donc des nouvelles formations et a envoyé un mémo avec des recommandations aux chefs de corps. Par exemple, Joëlle Milquet demande aux agents «de protéger les victimes de la curiosité d’une salle d’attente remplie». Ils doivent également éviter de les interrompre ainsi que tout contact physique. Si une femme éprouve des difficultés à s’exprimer, ils doivent lui laisser le temps de raconter son histoire calmement. Enfin, ils ne doivent absolument pas donner l’impression aux victimes qu’elles sont responsables de leur agression.