Espionnage américain: la Commission européenne classe le dossier Swift

La Commission européenne a décidé mercredi de ne pas donner suite aux allégations selon lesquelles les Etats-Unis espionneraient les données bancaires des Européens en dehors du cadre légal prévu par l’accord Swift. « Nous avons reçu des assurances que l’accord n’a pas été violé », a affirmé la commissaire aux Affaires intérieures, Cecilia Malmström. L’accord en question encadre le transfert le transfert aux Etats-Unis de données bancaires transitant par le réseau mondial Swift, basé en Belgique. Il a été conclu en 2010, après la révélation que les Etats-Unis espionnaient illégalement Swift depuis 2001 dans le cadre d’un programme anti-terroriste (Terrorist Finance Tracking Programme, TFTP). Mais d’après des informations divulguées par l’ancien conseiller de la NSA Edward Snowden, Washington continue de prélever des données de façon illégale.