Le chauffeur de bus verviétois ne s’était pas rendu compte qu’on l’avait poignardé: «Je pensais que je saignais du nez...»

« J’ai chargé trois personnes, deux jeunes hommes et une jeune fille. Ils sont montés à la gare et ils voulaient monter à l’hôpital, au CHPLT. En chemin, j’ai chargé aussi des étudiants qui allaient fêter la Saint-Nicolas. À l’arrêt de l’hôpital, j’ai ouvert les portes automatiques et j’ai alors vu dans le rétroviseur que dans le fond, on frappait sur un étudiant qui était tranquillement assis. Je me suis levé et j’ai demandé à ceux qui frappaient de sortir par les portes, que j’avais ouvertes à l’arrêt, comme en temps normal. Les deux agresseurs étaient bizarres et sentaient l’alcool. Celui avec une écharpe m’a craché dessus. Puis les coups ont commencé à pleuvoir. De pied et de poing. Les deux hommes frappaient. »

Il continue : « Un des deux devait être un frère de la fille, car elle a crié : «  ne touche pas à mon frère ». L’un devait avoir un peu moins de 20 ans et l’autre, au crâne rasé, un peu plus. Je n’ai pas vu de couteau. Mes lunettes étaient tombées et je ne voyais plus bien. Et je n’ai pas spécialement regardé la main de celui qui avait le crâne rasé. Mais d’autres personnes ont vu un couteau. Les agresseurs ont alors quitté le bus, tranquillement, après avoir donné des coups dans la porte de devant. Ils sont partis à pied, alors que je revenais vers l’avant du bus. Les jeunes m’ont alors dit que j’étais ouvert. Je pensais que je saignais du nez, parce qu’il y avait du sang dans l’espace entre mon nez et ma bouche. Les étudiants m’ont alors dit que je devais aller à l’hôpital. »

La suite de son récit dans La Meuse Verviers de ce lundi 2 décembre.