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Des artistes exposent dans une pharmacie désaffectée à Couvin

À l’occasion de Parcours d’artistes, plusieurs lieux étaient ouverts ce week-end pour découvrir des œuvres en tous genres. Du côté de Couvin, le Centre culturel avait décidé d’innover en proposant une vieille pharmacie comme lieu d’exposition.

Des murs décrépis, une tapisserie aux motifs d’éléphants, des photos ou encore des aquarelles. Ce curieux mélange était à découvrir ce week-end à l’occasion de Parcours d’artistes. Si, à Lompret, on pouvait découvrir des artistes dans l’église, du côté de Couvin, il fallait se diriger vers l’ancienne pharmacie de la rue de la Ville pour en prendre plein les yeux.

Cette année, le Centre culturel couvinois a bénéficié de l’opportunité de proposer ce commerce désaffecté pour accueillir pas moins de sept artistes. Que ce soit au rez-de-chaussée ou dans les chambres à l’étage, le contraste entre les œuvres et les lieux était saisissant.

Parmi les artistes présents, on retrouvait Valérie Delamarre, venant du nord de la France et présente depuis sept années dans l’aventure. « Je suis venue avec une série mêlant l’aquarelle et le crayon et représentant des personnes avec des histoires », explique-t-elle. « C’est la première année que j’expose ailleurs que dans mon lieu habituel. Je dois dire que c’est très original comme endroit, cela correspond parfaitement à ce que je propose. Nous sommes dans une maison qui a une âme et une histoire. »

Des canettes déformées

Dans la même pièce, Valérie était accompagnée d’un artiste plus jeune et étonnant : Régis Gomez. Venant de Gesves, il a présenté son projet The World of Cans. Il s’agit d’une collection d’œuvres miniatures créées à partir de canettes.

« En proposant cela, je veux dénoncer la surconsommation et la pollution », indique Régis Gomez. « La canette est le vrai symbole de tout cela. Mon but est de faire passer un message. Je fais tout moi-même, y compris la végétation et les personnages. »

Visiblement, ce mélange de genres et ce lieu insolite ont plu au public, qui a répondu présent tout le long du week-end. « On a accueilli un public différent », avoue Valérie Delamarre. « C’était plus familial et ouvert à tout le monde. C’est aussi pour ça que cela nous plaît et que nous revenons d’année en année. »

Loïc Martin

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