Pour Paul Magnette, président du PS, la grève des TEC est «inacceptable» (vidéo)

Jeudi et vendredi, quasiment aucun bus de la province de Liège ne roulait en raison d’une grève au sein du TEC Liège-Verviers. 18 travailleurs risquaient en effet des sanctions pour avoir emprunté un autre trajet que celui désigné par la direction, afin d’éviter des chantiers dans le centre d’Herstal. Un accord a finalement été trouvé avec les chauffeurs vendredi soir après cinq heures de négociation mais cette grève sauvage a de nouveau jeté le discrédit sur la société des transports publics wallons.

Les réactions indignées ne se sont pas fait attendre et Paul Magnette, président du PS, s’est encore montré aussi virulent vis-à-vis de ces grévistes ce lundi matin sur l’antenne de Bel RTL. Pour lui, ce mouvement spontané est « tout à fait inacceptable ». Il explique que « c’est un petit noyau d’extrémistes qui intimident les autres travailleurs et prend en otage des milliers de navetteurs. (…) J’ai rencontré des travailleurs du TEC qui m’ont dit qu’ils étaient contre la grève. (…) Mais les radicaux font pression sur les autres ».

Paul Magnette a également tenu à rappeler que le droit de grève est « sacré », avant d’évoquer les problèmes de ces grèves sauvages. « Mais il y a une exploitation de ce droit. Abuser du droit de grève, c’est le fragiliser », continue le président du PS. Il reste cependant réticent à l’idée d’une privatisation des TEC ou d’un service minimum lors de ces mouvements.