Coups de boule ou de pied: le lot des policiers chargés des rapatriements forcés

En 2012, la police de l’aéronautique a procédé à 1.008 rapatriements forcés de ressortissants étrangers principalement en direction du Maroc, de l’Albanie et du Bénin.

Dans 371 cas (soit plus d’un sur trois), le voyage ne s’est pas effectué sans encombre: l’intéressé a résisté. Le plus souvent, il fait du bruit lors de l’embarquement afin d’attirer l’attention des passagers et de l’équipage. Il arrive aussi qu’il morde, se déshabille ou se couvre de déjections.

Selon la réponse de la ministre de l’Intérieur Joëlle Milquet à une question au parlement, des expulsés ont donné, en 2012, 51 coups de pied aux policiers et 20 coups de tête. Dans 59 cas, ils ont effectué des mouvements vifs. Dans 13 cas, ils ont résisté de manière passive à la tentative de les éloigner du territoire.

En tout, neuf policiers ont été blessés, tout comme dix étrangers. Pour cinq d’entre eux, il s’agissait d’une automutilation.

Retrouvez, dans votre journal Sudpresse ou dans notre édition en PDF, le témoignage d’un policier spécialisé dans les rapatriements forcés.