Le cdH demande des visas humanitaires pour les chrétiens persécutés en Orient

Il s’agit d’être «très attentif» à la situation vécue par les chrétiens d’Orient, «je ne demande pas de contingents, comme l’a fait Mme Merkel, mais je connais par exemple une famille copte, dont je peux témoigner de la situation, qui vient de recevoir un ordre de quitter le territoire, je demande de bien vérifier les différents cas» a indiqué M. Dallemagne.

L’administration pourrait «interroger des personnes crédibles, dont certaines présentes aujourd’hui à ce colloque, qui pourront dire qu’il y a des zones en Egypte qui restent très dangereuses, que la situation des chrétiens d’Alep, en Syrie, doit pouvoir être prise en compte», a-t-il ajouté.

«Une des difficultés est que la Belgique ne propose pas de visas. Le consulat au Liban pourrait par exemple délivrer des visas humanitaires, conformément aux demandes du HCR. Outre l’octroi d’une protection subsidiaire (que le député ne demande pas à ce stade), la Belgique avait délivré des visas humanitaires lors des conflits dans les Balkans», a précisé M. Dallemagne auprès de Belga. Ce dernier a également appelé, toujours dans la foulée du HCR, à mettre le «regroupement familial» au centre des préoccupations. Il s’agit généralement de familles organisées qui ont des moyens, a-t-il souligné.

Plusieurs intervenants participant au colloque ont souligné jeudi la situation particulière des minorités chrétiennes dans les différents conflits au Moyen Orient qui les mettent au centre de persécutions perpétrées par des groupes islamiques radicaux. Ils ont également analysé la situation au regard du risque de voir disparaître à jamais une civilisation ancestrale.

Selon Bernard Heyberger, directeur à l’Ecole des hautes études en sciences sociales à Paris, certaines sources estiment que 60% des chrétiens ont quitté la Syrie depuis le début du conflit en 2011.