Des trafiquants d’armes et leurs clients risquent jusqu’à 40 mois de prison

Le parquet de Bruxelles a requis jeudi des peines allant de 15 à 40 mois de prison à l’encontre de 13 personnes soupçonnées d’être impliquées dans un trafic d’armes. Il s’agit aussi bien de personnes livrant des armes que d’autres qui les réceptionnaient ou encore d’individus les rendant opérationnelles. Dans de nombreux cas, il s’agissait d’armes, disponibles légalement sur le marché, mais qui étaient destinées au milieu du crime bruxellois. L’enquête a débuté en janvier 2011 lorsque la police judiciaire fédérale de Bruxelles a reçu des informations sur un homme qui aurait servi d’intermédiaire entre les fournisseurs d’armes et de petits criminels à la recherche d’armes à feu. Par le biais d’une enquête téléphonique de grande échelle, la police a pu repérer toute une série de fournisseurs et de clients. A la mi-septembre 2011, les policiers sont parvenus à surprendre en flagrant délit quelques uns de ces suspects lors d’une transaction et ont réussi, en novembre, à en appréhender plusieurs autres. Les forces de l’ordre ont saisi une septantaine d’armes à feu, notamment des revolvers russes datant de la Seconde guerre mondiale, et des milliers de munitions, au cours des perquisitions. Les avocats de la défense s’exprimeront vendredi.