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Mouscron: pour Guillaume Farvacque, «le rôle dans l’opposition est plus vivant»

Président de l’USC et conseiller communal, Guillaume Farvacque exerce aussi un rôle de conseiller provincial. Les dernières élections animées, le nouveau rôle du PS dans l’opposition à Mouscron, les élections de 2014, Guillaume Farvacque n’élude aucune question.

Depuis les dernières élections communales, le PS a versé dans l’opposition après des années au pouvoir. Comment se passe votre rôle dans l’opposition ?

Il a fallu le temps de se mettre en route. Ce fut le cas durant 3-4 mois. Nous cherchons encore nos marques. Mais notre rôle est beaucoup plus vivant que dans la majorité dans le sens où nous intervenons plus régulièrement. Il faut aussi se renseigner davantage. Quand nous sommes dans la majorité, nous discutons avant le conseil communal ou lors du collège communal. On ne va pas aller à l’encontre d’un projet sur lequel nous étions d’accord.

Justement, ce n’est pas trop difficile de critiquer des projets que vous avez soutenus par le passé ?

Nous gardons la même ligne que lorsque nous étions dans la majorité. Nous n’avons pas changé d’avis sur les projets. C’est le cas pour le centre administratif par exemple. Nous avons toujours soutenu le projet et nous le soutenons encore mais toujours à certaines conditions. Nous avons notamment émis le souhait de faire attention à la revitalisation du centre-ville et on fera très attention aux dépenses de ce centre administratif, comme nous l’avions toujours dit.

Le PS a perdu sa place dans la majorité et a perdu deux sièges au conseil communal. L’ambiance n’était pas des plus festives après les élections.

Je ne tiens pas à focaliser sur une ou plusieurs personnes et je souhaite montrer l’exemple à ce propos en tant que président de l’USC. Mais, il ne faut pas nier le contexte. Il y a une réalité, des résultats qui sont tombés. Pour lier le côté personnel et le côté collectif, j’ai eu un sentiment mitigé. Tout d’abord, le parti a régressé de manière collective et ce n’est évidemment pas une chose souhaitée mais de manière personnelle, je suis passé du simple au double en termes de voix de préférence aux communales. Je suis élu à la Province et je me retrouve second en termes de voix de préférence alors que j’étais huitième sur la liste. Le soir des élections, j’ai donc eu un sentiment bizarre, que je n’oublierai jamais je pense. Quand, j’ai vu mes bons résultats et ensuite ceux du parti, je n’ai pas eu une seule seconde de plaisir car on gagne en équipe mais on perd aussi en équipe. Après, il faut relativiser. Le groupe a clairement trébuché mais en analysant de plus près, on peut voir que certains ont augmenté leur score, d’autres pas. C’était une sensation bizarre parce qu’on ne peut pas s’en réjouir. À titre personnel, c’est une fierté d’avoir réussi quelque chose et à côté de ça, devoir gérer la vie interne du parti où il faut gérer la déception mais où il faut aussi directement se relever.

L’ambiance électrique après les élections, les négociations avec le cdH, son rôle de conseiller provincial, son emploi du temps hyperchargé ou encore le centre administratif, découvrez l’interview complète de Guillaume Farvacque dans notre édtion de ce dimanche 16 décembre.

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