Meurtre d’Isabelle Humblet dans sa ferme: mandat d’arrêt confirmé pour son mari Olivier Baudoin

Le visage caché sous sa veste, le regard vers le sol, le plus discrètement possible, Olivier Baudoin est arrivé ce vendredi devant la chambre du conseil de Dinant.

Il y a un mois, il a avoué avoir commis l’irréparable un soir de novembre. « Mon client ne réalise pas encore ce qui lui arrive », souligne Me Remy, le conseil d’Olivier Baudoin.

C’est le 12 novembre que le corps sans vie de son épouse, Isabelle Humblet, était découvert pendu dans l’étable de la ferme familiale d’Herbuchenne (Dinant).

Dans un premier temps, la thèse d’un suicide était envisagée… Mais quelques détails ont très vite mené les enquêteurs vers un meurtre maquillé en suicide.

Quelques jours après les funérailles, Olivier Baudoin est arrêté et prévenu pour homicide volontaire sur sa compagne.

Après de longues heures d’audition, l’homme qui apparaît aux yeux de tous comme un « travailleur, un gentil garçon » a finalement avoué. Oui, il a tué sa compagne par strangulation.

La vraie question aujourd’hui reste :  pourquoi a-t-il commis ce geste ? « C’est un dossier compliqué où nous essayons d’assembler toutes les pièces du puzzle pour obtenir quelque chose qui tienne la route. Aujourd’hui, nous cherchons l’élément déclencheur, la raison, les circonstances de ce drame qui touche toute une famille. Une famille qui s’étend au-delà des liens, notamment avec les voisins », explique Me Remy.

Le dossier est en cours d’instruction et des devoirs sont toujours en cours. « Nous attendons encore quelques résultats qui pourront permettre à l’enquête de progresser. Mais il n’y a pas de témoin. Nous savons juste que ce jour-là, il n’y a pas eu de bagarre, ni d’échange de cris. Il faut rester très prudent avec cette intention », déclare l’avocat d’Olivier Baudoin.

Crime passionnel ? Coup de folie ? Dispute qui dégénère ? La suite de l’enquête le déterminera.

Incarcéré à la prison depuis un mois, Olivier Baudoin tente lui aussi de comprendre. « Il est abattu. Il a des absences, il dit blanc, il dit noir, il est très confus. Cela s’est passé tellement vite, il ne sait plus exactement ce qu’il s’est passé ce jour-là. Il est réellement désemparé par ce qui lui arrive. »

Ce vendredi, la chambre du conseil de Dinant a confirmé le mandat d’arrêt d’Olivier Baudoin pour trois mois.