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Alexander De Croo: «Le premier objectif est la sécurité d’approvisionnement»

Le gouvernement fédéral a trouvé jeudi matin un accord sur le dossier de la sortie du nucléaire à l’issue d’une nuit de discussion. Une conférence de presse s’est tenue en fin de matinée afin de livrer plus de précisions sur cet accord.

Le scénario A, soit la fin des réacteurs nucléaires actuels en 2025, est « renforcé » mais 100 millions d’euros seront investis dans la nouvelle technologie nucléaire et le scénario B, soit la prolongation de deux centrales, n’est pas exclu. C’est ce qui ressort de l’accord qui a été négocié pendant la nuit par le gouvernement fédéral.

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« Le premier objectif de l’accord, la priorité absolue, est la sécurité d’approvisionnement », a déclaré le Premier ministre Alexander De Croo lors de la conférence de presse ce jeudi matin. « Nos employés et nos entreprises y ont droit. »

Le deuxième objectif, a ajouté le Premier ministre, est « d’opter pleinement pour l’innovation ». « L’innovation dans le domaine de la production d’énergie et des objectifs climatiques », déclare De Croo. « Concrètement, cela signifie que nous investirons dans la recherche de technologies plus récentes, notamment les SMR (Small Modular Reactors, ndlr), des centrales nucléaires plus petites et plus sûres. Alors nous disons au revoir aux réacteurs de crack et tournons notre attention vers l’énergie nucléaire du futur. »

« Pour assurer l’approvisionnement, nous avions jusqu’à présent sélectionné un projet, la centrale au gaz de Vilvorde, mais il n’a pas encore reçu d’autorisation », ajoute la ministre fédérale de l’énergie Tinne Van der Straeten (Groen). « Si ce n’est toujours pas le cas d’ici mars (le 15 mars précisément, ndlr), nous sélectionnerons un prochain projet. Comme toujours, nous construisons un filet de sécurité, nous gardons quelque chose à portée de main pour garantir absolument cette sécurité d’approvisionnement. »

L’accent est mis sur 2050 explique la ministre. « Si nous voulons proposer une énergie 100 % renouvelable d’ici là, nous aurons besoin de toutes les technologies durables, flexibles et neutres en CO2. Cela peut être de l’hydrogène, mais aussi ces petits réacteurs modulaires sur lesquels travaillent aussi les pays qui nous entourent. Nous avons déjà beaucoup d’expertise dans ce domaine dans notre pays, nous devons maintenant utiliser cette expertise pour ne pas rater le coche. Être en avance paie toujours. »

Chris Peeters, CEO d’Elia, a terminé en soulignant que « cet accord garantissait la sécurité d’approvisionnement ».

Deux rendez-vous pour analyser la situation

« Un accord est intervenu dans lequel la sécurité est centrale, comme le prévoit l’accord de gouvernement. Le plan A est renforcé, avec une procédure claire en vue de pouvoir continuer à mettre en œuvre le Mécanisme de Rémunération de Capacité (CRM) vu l’incertitude qui peut régner sur le projet de centrale au gaz de Vilvorde (l’une des deux nouvelles unités de production retenues à la suite des premières enchères du CRM mais dont la ministre flamande de l’Environnement a refusé le permis, ndlr).

Le 17 janvier, l’AFCN (L’Agence fédérale de contrôle nucléaire) et le SPF Économie (DG Energie) devront rendre un rapport dans lequel sera listé et analysé les actions nécessaires à l’activation du plan B s’il s’avère le 18 mars que le rapport d’Elia annonce que le CRM n’offre pas une sécurité d’approvisionnement. Dans ce contexte, la prolongation de deux réacteurs actuels (Doel 4 et Tihange 3) pourrait être envisagée.

Le 18 mars, Elia, le gestionnaire du réseau de transport d’électricité, rendra à son tour son rapport. S’il apparaît que la sécurité d’approvisionnement est garantie, le plan A se poursuivra. Si non, le plan B pourrait être activé.

100 millions dans le nucléaire du futur

La Belgique va également investir et se lancer dans la recherche sur l’énergie nucléaire du futur, entre autres la technologie des centrales SMR pour laquelle un montant de 100 millions d’euros (durant les quatre prochaines années, ndlr) est prévu. Une nouvelle loi énergétique est prévue à cet effet, dont l’objectif reste la neutralité carbone en 2050 », avait indiqué belga ce matin.

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