Nouveau record de faillites en 2013, Bruxelles et la Wallonie ne sont plus épargnées

Le seul mois de décembre a enregistré un nombre record de 1.109 faillites prononcées, soit une hausse de près de 20% par rapport à décembre 2012.

Une entreprise active sur 80 a fait faillite cette année, contre une faillite pour 82 entreprises actives en 2012. La faillite la plus importante est survenue le 30 août, avec le dépôt de bilan de la chaîne de surgelés O’Cool, qui comptait un effectif de 260 personnes.

Alors que la hausse du nombre de faillites en 2012 était essentiellement imputable à la situation en Flandre, l’année 2013 a été marquée par un «renversement clair», selon Graydon. «Là où la hausse du nombre de faillites ralentissait en Région flamande (...), la vague de faillites frappe de plein fouet les Régions wallonne et bruxelloise. De nouveaux records sont battus dans chacune des trois régions», souligne le bureau d’informations commerciales.

En Région flamande, une entreprise active sur 98 a fait faillite en 2013, contre une entreprise sur 80 en Wallonie et une sur 45 à Bruxelles. Le nombre d’entreprises qui ont mis la clef sous le paillasson est monté à 6.154 en Flandre, ce qui représente 50% du total et une hausse de 6,75%. Mais les plus fortes augmentations se retrouvent en Wallonie: +13,92%, à 3.412 faillites (27,73% du total), et surtout à Bruxelles: +17,65%, à 2.666 faillites (21,66% du total). En 2012, la deux Régions avaient connu une stabilisation, voire même un léger recul du nombre de faillites.

L’horeca est resté le secteur le plus touché avec 2.193 faillites (+7,9%). Depuis quelques mois, on observe cependant une augmentation sensible du nombre d’entreprises qui déposent le bilan dans le secteur de la construction (2.121 faillites, +19,3%). L’impact du nombre de faillites dans le monde de la construction, où 5.608 emplois ont été perdus en 2013 (+14,5%) est par contre plus sensible que dans l’horeca (3.530 emplois perdus, +9,7%). Les secteurs du commerce de détail (1.588 faillites, +12,1% et 3.018 emplois perdus, +26,2%) et du transport (558 faillites, +2,8% et 2.112 emplois perdus, +30,8%) ont également connu une année sombre.

Pour le premier semestre 2014, Graydon ne s’attend «pas à un renversement fondamental de la situation concernant les chiffres» des faillites. «Nous pouvons d’ores et déjà considérer que l’année record actuelle sera une fois de plus battue en 2014. Par contre, la grande hausse de cette tendance s’affaiblira petit à petit», conclut Graydon.