Stéphane Heine greffe des yeux dans le dos!

« Avoir une bonne vision du jeu », une expression souvent entendue dans le milieu sportif. Et beaucoup de personnes se rendent compte que ce n’est pas toujours celui qui frappe le plus fort qui l’emporte contre celui qui vise juste, qui a une bonne vista. Quelle que soit la discipline, il ne faut jamais perdre de vue, c’est le cas de le dire, que 80 % de nos agissements sont dictés par ce que nous voyons.

Aujourd’hui, les sportifs sont régulièrement entourés de tout un staff de coaches balayant plusieurs disciplines. C’est dans ce cadre-là que Stéphane Heine a rencontré le regretté Guy Namurois, alors préparateur physique du Standard de Liège. « Il était intéressé et, grâce à lui, j’ai travaillé deux saisons avec les Rouches où je me suis plus particulièrement occupé des deux gardiens de l’époque, Sinan Bolat et Kristof Van Hout. Par la suite, je suis entré à l’ADEPS pour m’occuper de l’aide à la performence des élites sportives », explique le Liégeois.

C’est ainsi que Stéphane Heine travaille avec des champions d’escrime et des pongistes mais aussi, depuis deux ans, avec la fédération belge de hockey. Il a ainsi contribué, à sa manière, aux récents beaux résultats de nos équipes nationales, tant chez les hommes que chez les dames. Là aussi, il travaille plus particulièrement avec les gardiens de but. « Ma petite fierté personnelle est que Vincent Vanasch, les gardiens de l’équipe masculine, a été élu meilleur gradien de la Rabobank Hockey World League en juin dernier ».

Les exercices proposés par Stéphane Heine se font essentiellement avec les mains. Il dispose notamment d’un tableau où il faut toucher les points lumineux qui s’allument aléatoirement ou pas, à un rythme de plus en plus élevé. « Pour les gardiens, cela sert notamment à améliorer leur temps de réaction. Il est plus difficile de sensibiliser les joueurs de champ plus habitué à travailler avec leurs pieds. Pourtant, cela améliore pourtant leur positionnement, leur prise de décision, leur vision du jeu.

Installé à Remicourt, ce Hesbignon espère secrètement pouvoir présenter ses idées à un autre Hesbignon, un certain Marc Wilmots, avant la Coupe du Monde qui enflammera la Belgique l’été prochain…