Un tribunal prône le rejet des requêtes de la famille de Léonarda qui veut un titre de séjour en France

Cette audience s’est ouverte à 9h, en présence des avocats des parties, mais sans la famille Dibrani, au Kosovo depuis son expulsion début octobre. Quelques militants du Réseau éducation sans frontières (RESF) ont également pris place dans l’assistance, a constaté une journaliste de l’AFP.

«L’émotion que cette affaire a provoquée est inversement proportionnée à la complexité juridique effective» du dossier, a souligné le rapporteur public, Jérôme Charret. Le tribunal n’a «à juger que la légalité du refus de titre de séjour, portant obligation de quitter le territoire français (OQTF)», a souligné le magistrat, chargé de proposer au tribunal une solution à l’affaire.

La décision du tribunal administratif devrait être rendue dans deux ou trois semaines. Elle sera encore susceptible d’appel. Cette procédure constitue l’un des ultimes espoirs de la famille Dibrani d’obtenir le droit de revenir en France, via l’obtention éventuelle d’un titre de séjour «vie privée et familiale».

L’expulsion, le 9 octobre dernier à Pontarlier (Doubs) de Leonarda Dibrani, 15 ans, prise en charge par la police à la descente d’un bus scolaire alors qu’elle participait à une sortie pédagogique, avait soulevé une vague d’émotion et fait descendre dans la rue des milliers de lycéens.