Le président du Terek Grozny attaque frontalement Legear: «Ce sont surtout les cafés belges qui lui manquent»

Tout est parti d’une interview dans l’hebdomadaire Sport/Foot Magazine. Dans le dernier numéro du magazine bilingue, Jonathan Legear revient sur son transfert du Sporting d’Anderlecht au Terek Grozny. Beaucoup se demandaient ce qu’il allait bien faire en Tchétchénie dans le club du fantasque Ramzan Kadyrov, également président de la République tchétchène, et connu pour ses combats de boxe contre des politiques ou des journalistes opposants.

Le challenge sportif semblait intéressant et au niveau financier, Jonathan Legear, 26 ans, n’avait pas à se faire de bile pour les cinq prochaines années (voire plus). Mais le Terek Grozny n’a pas vraiment atteint ses objectifs et le club reste en retrait des gros poissons du championnat russe comme le Zenit Saint-Pétersbourg, le CSKA Moscou ou le Rubin Kazan. Du coup, le milieu belge a confirmé dans Sport/Foot Magazine qu’il comptait bien s’en aller à la fin de contrat, en fin de saison.

« J’irai jusqu’au bout de mon bail et j’aurai un nouvel employeur en juin », explique Legear, qui affirme même avoir reçu deux offres d’équipes qualifiées pour les huitièmes de finale de la Ligue des Champions pour ce mercato hivernal. Mais il préfère tout de même aller jusqu’au bout de la saison russe. « Je serai gratuit et il sera donc plus simple pour les clubs de m’embaucher ».

Mais ces propos n’ont visiblement pas été appréciés par le fameux président du club, Ramzan Kadyrov qui a annoncé sur le site du Terek Grozny que le salaire de Jonathan Legear sera bientôt raboté de 50 % suite à cette interview. « Ce n’est pas la première fois qu’il dégrade ainsi l’image de notre club. Il n’en a pas le droit », clame-t-il d’emblée. « Nous n’attendons qu’une chose : la fin de son contrat. Nous aimerions bien nous débarrasser de lui. Mais même avec sa réputation, le club n’a reçu aucune offre pour ce joueur. Personne dans le monde du football n’a oublié son accident dans une pompe à essence alors qu’il était sous l’emprise de l’alcool ».

Le président n’y va donc pas par quatre chemins et se plaint même… de l’alcoolisme du joueur belge. « Il devrait jouer au football et s’entraîner dur, comme ses équipiers. Ce sont surtout les cafés belges qui lui manquent ». Kadyrov ajoute que les clubs intéressés ne veulent pas d’un « amateur d’alcool fort qui roule sous influence ».

Bref, Jonathan Legear ne risque pas de rejouer de sitôt avec le club tchétchène et, vu ses déboires, son avenir ne semble pas encore assuré, que ce soit en Russie ou ailleurs.