Deux cents pharmaciens accusés d’avoir fraudé pour des millions d’euros

Les pharmaciens ont manipulé leur système de caisse afin de cacher au fisc, chaque jour, une partie des revenus tirés des préparations magistrales, produits de beauté et autres produits non-remboursés par l’INAMI.

L’enquête du parquet de Termonde sur cette importante fraude est bouclée et la société de logiciels informatiques Farmad, qui aurait aidé à la fraude, sera notamment poursuivie, ainsi que des collaborateurs de l’entreprise. Au total dix-huit parties font l’objet de poursuites, dont plusieurs pharmaciens qui n’ont pas conclu d’accord avec le fisc.

La fraude a été mise au jour quand un fonctionnaire des impôts a découvert dans une pharmacie qu’il y avait fraude avec les recettes de la caisse. Le logiciel de Farmad utilisé par la pharmacie permettait de diminuer chaque jour les revenus d’un certain pourcentage afin d’en dissimuler une partie au fisc.

Walter Van Steenbrugge, l’avocat de Farmad, maintient que la société n’a rien à se reprocher. «Plusieurs personnes ont commis des erreurs. Notamment les pharmaciens qui ont détourné le logiciel pour frauder. Mais Farmad n’a pas commis d’erreur en tant qu’entreprise. Si des collaborateurs de Farmad ont commis des fautes, c’était dans tous les cas à l’insu de la direction de l’entreprise.»