Assises de Namur: suivez en direct le procès de Jean-Luc Duquene, qui a abattu son rival amoureux à Florennes (LIVE)

C'est en décembre 2010 que Jean-Luc Duquene, alors policier à Charleroi, descend, fou de rage, sur Florennes, son arme de service chargée. Une fois sur place, il se rend dans le magasin tenu par son ex-compagne. Il y abat de trois coups de feu le compagnon de cette dernière, Jean-Louis Pottier, avant de retourner l'arme contre lui, en vain.

C'est ce lundi que débutait son procès d'assises au palais de justice de Namur. Suivez cette semaine de débats via notre live.

Enseignements tirés de la première journée

Quatre balles ont été tirées par Jean-Luc Duquene, qui a dit "regretter amèrement son geste", le 20 décembre 2010. Deux ont atteint Jean-Louis Pottier: l’une l’a touché à la tempe, l’autre au thorax. Une balle a touché le sol et l’autre a atteint le visage de Jean-Luc Duquene qui a été grièvement blessé, ressort-il des déclarations de l’expert balistique et du juge d’instruction.

L’accusé, qui était policier à Charleroi, a tiré avec son arme de service, un revolver Smith & Wesson de calibre 38.

L’après-midi a été marquée par les témoignages des policiers directement intervenus sur les lieux du drame, des enquêteurs de la police judiciaire fédérale de Dinant qui ont commenté les images de la scène du crime, de l’expert balistique ou encore du juge d’instruction dinantais, Olivier Bontyes.

L’accusé s’est à nouveau contredit. Un des inspecteurs de police a expliqué que dans ses déclarations spontanées juste après les faits, Jean-Luc Duquene avait dit avoir été chercher son arme à Charleroi "avec la ferme intention de buter Pottier". Le président de la cour a alors demandé à l’accusé s’il confirmait cela et là encore, il a avoué sans grande conviction: Le policier n’est certainement pas un menteur donc oui c’était mon intention...avant de me tuer". "Vous ne m’avez pourtant pas dit ce matin que votre intention était de le tuer", a ensuite fait remarquer le président (NDLA: l’accusé expliquant plutôt qu’il avait été chercher son arme pour se suicider).

A-t-il tenté de se suicider ou le tir qui l’a grièvement blessé était-il accidentel? Les avocats ont notamment tenté de comprendre cet élément avec les explications des experts. Me Pierre-Jean Richard, avocat de partie civile interviewé en fin d’audience, a semblé dubitatif quant à la version selon laquelle Jean-Luc Duquene aurait tenté de se suicider après avoir tué Jean-Louis Pottier. "Monsieur était policier et il a dit lui-même qu’il savait comment faire pour ne pas se rater. De plus, il restait encore deux balles dans son revolver. S’il avait vraiment voulu se suicider, il aurait tiré une deuxième fois", a-t-il signalé.