Sporting Charleroi: Mazzù suppose que Rossini est «assez intelligent pour comprendre» pourquoi il n’est pas retenu

L’entraîneur carolo sait qu’une victoire ce soir est impérative afin de faire un pas décisif vers le maintien. La pression sera donc grande. « Une rencontre sous pression, je ne le pense pas, mais importante pour la suite de la saison, c’est sûr… », répond Mazzù.

«  Tout le groupe en est conscient. Nous devons d’abord nous montrer capables de surmonter les récents départs. Je peux comprendre les réactions à l’extérieur du club mais on se doit de comprendre les objectifs du club, notamment l’équilibre financier. Cela ne veut pas dire que je me réjouis de perdre deux joueurs d’une telle importance. Mais je répète depuis le début de saison que le groupe est plus important que les individualités. Eh bien, avec l’osmose constatée au stage, on doit pouvoir faire aussi bien sans Kaya et Milicevic. On doit rassurer nos supporters dès ce samedi afin de rester dans une spirale positive. Si on gagne, l’écart ne sera pas définitivement creusé mais cela apportera de la sérénité et donnera raison au club dans ces récents choix. »

Le transfert de Milicevic n’a pas surpris Felice : « Je savais que, vu ses qualités et sa mentalité, c’était un joueur qu’on pouvait perdre. Cela dit, j’attends l’une ou l’autre arrivée, même si rien n’est jamais acquis... »

En tout cas, Mazzù reconduira son 4-1-4-1 tout à l’heure. Avec Daf aux côtés de François, Saglik et Kebano ? « Habib a fait une très bonne rencontre à Genk. Reste à voir s’il pourra répéter ce genre de prestation et s’il est prêt, tactiquement et physiquement, à défendre. »

Il y a quelques jours, Thiaré confiait sa frustration de faire banquette : « C’est notre joueur le plus rapide mais je ne suis pas encore parvenu à exploiter cette qualité. »

Et puis, Rossini sera en tribune... Choix imposé ? « Jamais la direction ne m’a dicté un choix. Je maintiens ma ligne de conduite en restant cohérent par rapport au groupe. Il n’est pas venu au stage et retirer quelqu’un pour lui ne serait pas correct. Je ne lui en ai pas parlé tellement c’est évident. Je suppose qu’il est assez intelligent pour comprendre ça. Si pas, on en parlera… En tout cas, il était dans un état d’esprit positif cette semaine et il a bien travaillé. »