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La cour d’assises examinera la mort d’une fillette en 2019 à Mont-Saint-Guibert

La cour d’assises du Brabant wallon se réunira la semaine prochaine pour juger Caroline Boreux, poursuivie pour l’assassinat de sa fille de six ans, le 1er mars 2019 à Mont-Saint-Guibert. Le procès commencera le jeudi 17 février.

Après les faits, qui se sont produits dans l’appartement qu’elle occupait, l’intéressée a appelé les secours et a indiqué avoir été victime d’une agression commise par trois individus au visage encagoulé, alors qu’elle se trouvait seule avec sa fille. La jeune victime a été étranglée. L’accusée a affirmé aux enquêteurs s’être réveillée habillée dans sa baignoire, dans laquelle elle aurait été plongée de force après avoir dû ingérer une substance inconnue. Elle a maintenu cette version durant ses interrogatoires par les policiers et par la juge d’instruction. Mais son récit comporte une série d’incohérences qui ont conduit à son inculpation.

D’après la version livrée par Caroline Boreux aux enquêteurs, les trois agresseurs auraient fait irruption dans son appartement dont elle avait laissé la porte ouverte. Ils l’ont obligée à boire quelque chose dans un verre et auraient versé une substance dans un jus de fruit pour que la fillette en boive également. Comme la petite hurlait, ils ont demandé à sa mère de lui poser du ruban adhésif sur la bouche, ruban qu’ils ont trouvé sur place dans un meuble et à l’aide duquel l’accusée aurait aussi été entravée, avant d’être emmenée dans la salle de bain.

À la suivre, elle a perdu connaissance après avoir été plongée de force dans sa baignoire. Lorsqu’elle s’est réveillée, les inconnus avaient quitté les lieux après avoir jeté un sèche-cheveux branché dans l’eau. La fillette, elle, gisait inconsciente, dans le canapé du salon. Après avoir enfilé des vêtements secs et avoir tenté de contacter des proches, la mère de famille a fait appel au secours et a pratiqué un massage cardiaque sur sa fille. La Guibertine, qui avait lancé une petite entreprise en compagnie d’associés, a indiqué qu’elle avait préalablement fait l’objet de menaces suite à l’implication d’une de ces personnes dans un trafic de stupéfiants.

Des zones d’ombre

Le déroulement de l’agression telle que l’a décrit l’accusée, ses réactions par la suite, sa situation financière, son passé tel qu’elle l’a raconté à ses proches comporte pas mal de zones d’ombre et sur certains éléments, Caroline Boreux a avoué avoir menti. Mise face à d’autres incohérences majeures de sa version, notamment au cours de la reconstitution qui a eu lieu dans l’appartement, elle a affirmé souffrir de pertes de mémoire.

On saura lors du procès si elle maintient cette version de l’implication de tiers dans le drame, les enquêteurs considérant de leur côté qu’ils n’ont pas trouvé d’éléments objectifs pouvant corroborer le récit de l’accusée. Celle-ci sera défendue par Me Abdelhadi Amrani.

Belga

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