Deux matches de suspension pour Michel Preud’homme avant le duel contre Anderlecht: une sanction trop sévère?

Une défaite contre Waasland/Beveren pour terminer l’année, un match nul au Lierse pour entamer la deuxième partie de la saison : Michel Preud’homme ne s’attendait certainement pas à perdre cinq points face à deux formations occupées à lutter pour leur maintien.

Samedi soir, le technicien liégeois a, une nouvelle fois, pété une case et c’est, comme d’habitude, le corps arbitral qui en a pris pour son grade.

Visiblement, MPH était tendu dès les premières minutes du déplacement en terre lierroise. En milieu de première période, il s’en prenait déjà au quatrième arbitre à cause du temps que perdait le gardien adverse à dégager le ballon. Quelques minutes plus tard, il était averti une deuxième fois mais, cette fois, ce sont ses joueurs, pas spécialement inspirés, qui étaient la cible de ses critiques.

Lors des quarante-cinq dernières minutes, le but inscrit par Victor Vazquez ne l’a pas aidé à se calmer car, quelques instants plus tard, il réclamait un penalty pour une faute de main difficile à juger après plusieurs ralentis. L’égalisation (méritée) dans les arrêts de jeu a été la goutte d’eau qui a fait déborder le vase. Il explosait définitivement après une faute sur Eidur Gudjohnsen et était invité à rentrer prématurément au vestiaire. « Le Lierse a pris beaucoup de risques en fin de rencontre, j’ai, donc, voulu faire monter un élément défensif supplémentaire, à savoir Jorgensen. Mais, apparemment, je n’y étais pas autorisé. Nous avons réclamé ce changement durant cinq minutes mais l’arbitre n’a jamais daigné arrêter le jeu pour autoriser la montée de mon joueur. Nous avons perdu deux points car ce changement aurait pu faire la différence », disait-il à l’issue de la rencontre.

Depuis son retour en Belgique, c’est la deuxième fois que le Liégeois est prié de quitter son petit banc. Il avait déjà été exclu lors d’un déplacement à Courtrai particulièrement houleux avec des cartes rouges données à Tom De Sutter et Bjorn Engels. Il avait, alors, été suspendu pour une rencontre. Le casier de MPH, déjà bien rempli lors de ses passages au Standard et à Gand, s’alourdit encore un peu plus et il risque désormais deux matches de suspension, comme l’a proposé le parquet fédéral, même s’il ne souhaite pas refuser. Il est pratiquement acquis qu’il sera suspendu pour le déplacement à Anderlecht, programmé dimanche pour le choc de la vingt-troisième journée, et même pour les matches suivants. «  Je serai suspendu, je passerai à nouveau pour le méchant dans l’affaire », terminait-il samedi soir.

À cinquante-quatre ans, Michel Preud’homme ne changera jamais. Sa passion sur le petit banc, il ne parviendra jamais à la maîtriser. Mais s’il est déjà dans un tel état d’énervement lors de la phase classique, il risque bien d’exploser lors des playoffs…