"Nous serons toujours plus importants à Charleroi qu’à Zaventem", rassure le patron de Ryanair, Michael O’Leary

Avec dix lignes à destinations de l’Italie, de l’Espagne et du Portugal, Ryanair se place ainsi en concurrence directe avec Brussels Airlines, Easyjet ou Vueling. Et ce n’est qu’un début puisque Michael O’Leary entend bien poursuivre le développement de Ryanair à Zaventem. « Nous serons toujours plus importants à Zaventem. La demande est là, notamment en ce qui concerne la clientèle d’affaires », souligne-t-il. « Pour l’instant, les ventes des billets fonctionnent bien : les avions sont remplis à 25% alors que les lignes ne seront lancées que fin février. Nous sommes très contents ».

Ryanair ne compte pas s’arrêter là puisque la compagnie compte bien développer encore son offre depuis la capitale, dans les prochains mois. « Nous desservons 186 aéroports en Europe et en Afrique du Nord. Les possibilités sont donc énormes et le potentiel de Zaventem également », a-t-il rappelé. Des lignes vers l’Europe de l’Est et la Grèce sont notamment envisagées.

Quant à Charleroi, il a levé les inquiétudes du personnel quant à une éventuelle concurrence entre les deux aéroports. « Charleroi est un aéroport formidable qui marche très bien. Nous voulons d’ailleurs développer de nouvelles lignes dès septembre 2014, avec la livraison de nos nouveaux appareils (la compagnie a commandé 175 nouveaux avions qui seront livrés entre 2014 et 2019 NDLR) ».

Des lignes desservant certaines destinations « business », à savoir les grandes villes et capitales européennes, pourraient également être déplacées vers Zaventem, ou réduites à Charleroi, afin de dégager de nouveaux créneaux de vols pour des destinations plus axées « vacances » depuis le Pays noir.

Objectif de Ryanair : doubler le nombre de passagers transportés chaque année, en passant de 5 millions pour l’instant à 10 millions dans les cinq prochaines années.