Affaire Wesphael: les proches de Véronique Pirotton n’osaient plus l’appeler de peur de tomber sur son mari (vidéos)

Selon l’enquête d’RTL-TVI diffusée ce mercredi soir dans l’émission « Indices », Bernard Wesphael savait que son épouse, Véronique Pirotton, entretenait une relation extraconjugale. Il aurait même envoyé une lettre menaçante à l’amant de sa femme.

Le 18 juillet 2013, l’amant écrivait à Véronique. « Il tombe sur une lettre torride que je t’avais adressée. La catastrophe. Cette fois, le coup porté est fatal, l’animal castré s’effondre. Il ne va pas s’en remettre. Il va macérer dans son jus, agoniser, ressassant cette lettre à s’en rendre malade, en plus de tomber sur quelques SMS compromettants ».

« Il s’est montré menaçant envers toi »

Cette lettre, n’était pas la première. Depuis le 16 avril 2012, Véronique Pirotton et son ami s’échangeaient plusieurs courriers malgré que le député soit au courant. « Je ne comprends pas pourquoi tu ne te donnes pas cette permission de reprendre ta liberté. Pourquoi tu restes dans cette position de femme séquestrée sous surveillance ? Est-ce que tu crains la violence qui s’est à présent mise au jour de ce pauvre type qui lave toujours plus blanc que blanc ? Il est vrai qu’il s’est montré menaçant envers toi, envers moi aussi », écrit-il encore.

Selon Betty Ludwig, une amie proche de Bernard Wesphael, le député ne reprochait pas cette liaison à son épouse.«  J’ai fait la même chose. J’ai si souvent trompé mes différentes compagnes que je n’ose pas lui jeter la pierre », a-t-il confié à Betty. « Il l’avait vraiment dans la peau. Il ne voulait pas la quitter. »

Pour les proches de Véronique Pirotton, par contre, leur relation ne lui convenait plus. Véronique était mal dans sa peau. À plusieurs reprises, cette Liégeoise de 42 ans, a tenté de mettre fin à ses jours. Pour son amant, le seul point commun des deux époux était leur addiction à l’alcool.

Véronique Pirotton a été tuée par un étouffement causé par un tiers le 31 octobre à 22H30, avec un battement de deux heures. Le suicide est exclu, révèle le rapport de l’autopsie réalisée sur la victime et dévoilé mercredi soir dans l’émission Indices, consacrée à l’affaire Wesphael, diffusée par RTL TVI. Le rapport du 14 novembre réalisé par les professeurs Van Parijs et Floré fait état de multiples lésions sur le corps de la victime.

Les légistes relèvent un saignement du foie et de la rate mais également, selon RTL TVI, un saignement interne au niveau du cou. Aucune trace externe n’a cependant été constatée sur le cou.

Le mari de la victime, le parlementaire liégeois Bernard Wesphael, est détenu pour assassinat depuis le 31 octobre 2013. On le soupçonne d’avoir tué Véronique Pirotton le 31 octobre dans une chambre d’hôtel à Ostende. Il nie farouchement les faits et explique que son épouse s’est suicidée.

Le dossier fait état d’un sachet en plastique retrouvé dans la salle de bain, près de la tête de la victime. Ce sachet comporte des traces de mascara sur sa face extérieure. Mais il ne comporte, selon RTL TVI, aucune trace de condensation et aucune trace de l’ADN de la victime.

Pour le psychiatre Fernand Goffioul, interrogé par la chaîne privée, Bernard Wesphael pourrait être touché par une préservation de l’estime de soi. Il a expliqué qu’un climat émotionnel intense peut provoquer une amnésie temporaire.