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Assises du Brabant wallon: Caroline Boreux condamnée à 27 ans de réclusion

La cour d’assises du Brabant wallon a condamné vendredi soir Caroline Boreux, déclarée plus tôt dans la journée coupable de l’assassinat de sa fille âgée de six ans commis le 1er mars 2019 à Mont-Saint-Guibert, à 27 ans de réclusion.

Après une longue semaine de procès, le verdict final est tombé. Caroline Boreux, cette mère de famille accusée de l’assassinat de sa fille de six ans, a été jugée coupable de cet atroce crime commis le 1er mars 2019 à Mont-Saint-Guibert. Après plus de quatre heures de délibération, la culpabilité de Caroline Boreux a été définie au-delà de tout doute raisonnable. Concernant sa peine, ce vendredi, au terme des nombreuses audiences, la cour d’assises du Brabant wallon a condamné la Guibertine de 27 ans de réclusion.

Dans la foulée du prononcé de l’arrêt, l’avocat général Laurent Gérard a requis l’arrestation immédiate de l’accusée. Celle-ci est actuellement sous bracelet électronique et le ministère public a dit craindre une fuite à l’étranger ou une tentative de suicide. La cour, après s’être retirée quelques minutes, a estimé qu’il n’y avait pas lieu de craindre que l’accusée tente de se soustraire à l’exécution de sa peine. L’arrestation immédiate n’a donc pas été ordonnée.

La justification

Pour justifier la hauteur de la peine infligée à l’accusée vendredi, la cour a notamment pris en compte l’extrême gravité des faits, la vulnérabilité de la victime en raison de son âge et de son lien avec l’accusée, la transgression commise par l’accusée de valeurs fondamentales de la vie en société. L’arrêt mentionne également les répercussions de l’acte commis pour l’ensemble de la famille de l’accusée et de la victime. Il précise aussi que l’accusée disposait des facultés intellectuelles pour mesurer les conséquences de son acte.

La peine infligée correspond au minimum sous lequel, dans ses réquisitions, l’avocat général Laurent Gérard avait demandé aux jurés de ne pas descendre. Alors que le ministère public avait affirmé ne pas trouver de circonstances atténuantes permettant de diminuer la peine infligée à Caroline Boreux, la cour d’assises n’en a relevé qu’une seule : l’absence d’antécédents judiciaires.

Une fois le verdict prononcé, le président Thierry Werts a précisé à l’accusée que la cour et le jury avaient estimé qu’elle avait un avenir à construire. Il a relevé que durant le procès, il avait été dit que Caroline Boreux aimait. « Faites-le, rien de ce que vous écrirez ne sera inutile », a suggéré le président à l’accusé, citant le poète François Cheng, qui considère qu’il faut repartir chaque jour d’une page blanche.

Belga

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