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van Ypersele: «La gravité des conséquences augmente plus vite que le réchauffement»

Le nouveau rapport du Giec vient d’être publié ce lundi.

Le nouveau rapport du Giec (Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat) sur les impacts, la vulnérabilité et l’adaptation « montre que les impacts des changements climatiques deviennent de plus en plus visibles et répandus, et qu’ils font de plus en plus de dégâts, tant pour les personnes que pour les écosystèmes ou l’économie », a déclaré lundi le climatologue Jean-Pascal van Ypersele (UCLouvain), dans une réaction à l’agence Belga.

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« Des pays, des régions entières sont menacés, parfois dans leur existence même ; je pense en particulier à l’Afrique et aux petites îles. D’une manière générale, les pauvres sont les plus vulnérables, mais les plus riches ne sont pas à l’abri, même en Europe », ajoute l’ancien vice-président du Giec, qui était membre de la délégation belge à la plénière qui a adopté ce deuxième rapport du sixième cycle d’évaluation du Giec.

« La gravité des conséquences du dérèglement climatique augmente plus vite encore que le réchauffement », s’inquiète encore M. van Ypersele, pour qui « il est donc plus important que jamais de tout faire pour que le réchauffement global soit limité à l’objectif le plus ambitieux de l’Accord de Paris », à savoir une limitation du réchauffement mondial à maximum 1,5ºC par rapport à l’ère pré-industrielle. D’après les experts climat de l’Onu, la hausse du mercure atteint déjà près d’1,1ºC.

Pour le scientifique belge, « il est possible d’agir » mais pour cela, « il faut accélérer la prise de mesures d’adaptation à la partie inévitable des changements climatiques, et il faut le faire en intégrant le plus possible ces mesures dans un cadre plus large, où l’on considère aussi les objectifs de développement durable, comme la protection de la nature et la réduction des inégalités et des injustices. »

« Nous avons les cartes en main pour agir. Faisons le nécessaire pour préserver l’habitabilité de la seule planète habitable du système solaire. Nous devons le faire pour les humains, mais aussi pour toutes les formes de vie, car notre bien-être dépend de leur bon état », conclut le climatologue.

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