Valérie Trierweiler pense écrire un livre (photos+vidéo)

«Cela peut paraître étrange, mais pour moi, je ne traverse pas une période de crise. Ce n’est pas la première rupture dans ma vie. Elle est violente, car elle est médiatique», déclare Mme Trierweiler dans un entretien jeudi au magazine Paris-Match, son employeur.

L’ex-première dame confie avoir eu l’impression de «tomber d’un gratte-ciel» à la révélation le 10 janvier par l’hebdomadaire Closer d’une liaison du chef de l’Etat avec l’actrice Julie Gayet. «J’entendais des rumeurs, évidemment, mais on en entendait sur tout le monde. J’en entends sur moi aussi, tout le temps. Je n’y prêtais pas attention».

Dans des confidences faites lors de son voyage en Inde en début de semaine au Parisien Magazine à paraître vendredi , elle dit être «plus dans la déception que dans la colère», et ajoute qu’elle «n’exclut pas d’écrire un livre...»

Le livre de l’ex-épouse de Nicolas Sarkozy, Cécilia Attias, «Une envie de vérité», s’est vendu à des dizaines de milliers d’exemplaires. Divorcée de Nicolas Sarkozy peu après l’élection de ce dernier à la présidence de la République, Cécilia y raconte notamment certains épisodes de sa brève vie de Première dame, et sa rupture avec l’ancien chef d’Etat.

«A un moment, il n’y a plus de vie. Nous n’avons pas vécu le pouvoir de la même façon. Ca a cassé quelque chose», confie pour sa part Valérie Trierweiler. «J’aurais préféré une vie normale, on serait peut-être encore ensemble aujourd’hui. Je sais qui je suis, je peux me regarder dans la glace. Je suis libre».

A propos de l’annonce de la rupture par François Hollande, dans une courte déclaration à l’AFP, elle a ce commentaire: «Dix-huit mots, presque un par mois passé ensemble depuis son élection».

Une majorité de Français (64%) estime que le président «n’a pas su trouver le bon ton» pour annoncer sa séparation avec Valérie Trierweiler, selon un sondage à paraître vendredi dans Closer, par où le scandale est arrivé.

«Un retour vers la liberté»

Quel souvenir gardera la journaliste de sa vie à l’Elysée ? L’ex-première dame confesse dans Paris-Match qu’elle «n’aimait pas les ors de l’Elysée», mais assure s’être «rendue compte, ces derniers mois, à quel point (elle) avait été chanceuse». «Je me suis retrouvée à l’Elysée sous les dorures. Les gens le savent peu mais ma mère était caissière et mon père, amputé d’une jambe. J’ai grandi dans une HLM. Il y a eu un énorme décalage», dit-elle.

Si la politique est «un monde où la trahison est payante, et ce ne sont pas mes valeurs», la journaliste «ne regrette rien»: «Ce que j’ai vécu a été une séquence de vie extraordinaire, qui m’a amenée à autre chose.»

Pour elle, ce voyage en «Inde, c’est un retour vers la liberté, loin du monde politique et de ses trahisons. Moi, j’assume ce que je suis, ce que je dis. On ne peut pas dire que je n’ai rien fait de bien en dix-neuf mois», poursuit-elle.

Et son avenir? «Ce n’est pas parce que je ne suis plus première dame que la vie s’arrête. Je continuerai avec le Secours populaire, avec Action contre la faim, avec la Fondation Danielle-Mitterrand. Avec Ela aussi (l’Association européenne contre les leucodystrophies, ndlr), car ce sont les premiers à être venus me chercher quand j’étais première dame et au plus mal après le tweet», explique la journaliste, en allusion à son message de soutien à Olivier Falorni contre Ségolène Royal lors des élections législatives de 2012, qui avait déclenché une tempête politique.