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Des aides-ménagères «passent un savon» à Federgon pour la revalorisation salariale

Un peu moins d’une centaine personnes étaient mobilisées, lors de l’action de ce jeudi 17 mars. Les aides-ménagères ont aspergé de mousse les voitures qui entraient sur le site pour réclamer une revalorisation salariale.

En marge d’une assemblée générale sur le thème de la réintégration après une maladie de longue durée tenue à l’Event Lounge à Schaerbeek par la fédération des prestataires de services en ressources humaines Federgon, les trois syndicats en front commun ont mené une action, jeudi à 17 heures, pour réclamer la conclusion d’un accord sectoriel.

En lien avec le thème de l’assemblée, les syndicats ont relevé, selon des études bureau d’études Idea Consult, qu’environ la moitié des aide-ménagères souffrent souvent de douleurs au dos (51%), de douleurs articulaires ou musculaires (45%) ou encore de douleurs au cou, aux épaules, au poignet ou au coude (40%). L’incapacité de travail touche 11% des travailleuses avec plus de 10 ans d’ancienneté et 19% de celle ayant au moins 15 ans de carrière.

Plusieurs revendications

À travers des slogans comme « L’argent public doit servir aux aide-ménagères pas aux actionnaires » inscrits sur des pancartes, les syndicats appellent les autorités régionales à réfléchir à l’utilisation de leur financement. « Nous demandons une réforme substantielle du secteur: les entreprises qui font des profits sur la sueur de leurs travailleuses sous-payées n’ont pas leur place dans un secteur subventionné à 70% par des fonds publics », ont-ils défendu dans leur communiqué. « Nous constatons que les ASBL et les petites entreprises du secteur offrent souvent les meilleures conditions de travail à leurs travailleuses. »

Le secrétaire général CSC Alimentation et Services, Gaëtan Stas, relève que c’est le dernier secteur à ne pas encore avoir conclu un accord sectoriel. « On demande des avancées concrètes pour le remboursement des frais de déplacement des aides-ménagères et la situation devient de plus en plus compliquée avec l’explosion des prix de l’essence », observe le syndicaliste. « Des travailleuses se retrouvent aujourd’hui dans l’incapacité de se rendre chez des clients. Plus largement, en ce qui concerne les négociations au niveau des salaires, il n’y a plus de réunions depuis un mois et demi et on appelle à une reprise du dialogue social. (...) La possibilité de revalorisation de ces petits revenus reste limitée avec la norme salariale de 0,4% et les entreprises du secteur ont continué à distribuer des dividendes à leurs actionnaires pendant la covid. C’est indécent. »

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