Ecolo: «À Mouscron, c’est la politique du paraître»

« Alfred II, un an déjà… », le groupe Ecolo fait le bilan de cette première année politique de la majorité cdH- MR. Et les points de suspension ne sont pas là par hasard puisque Luc Tiberghien n’y est pas allé par quatre chemins pour dire que « la ville de Mouscron mène une politique qui donne une image intéressante, mais qui n’est pas assurée de faire progresser la qualité de vie des Mouscronnois. En tout cas, rien ne nous le prouve ». Le député et conseiller communal a également fait le parallèle avec le projet Objectif 1, où l’Europe a dégagé beaucoup d’argent pour redresser le Hainaut. « L’argent a servi dans de gigantesques travaux d’apparat. Ceux-ci devaient changer le quotidien des Hennuyers et pourtant… ». Farouchement opposés au centre administratif, puisque c’est de ce projet-là qu’on parle, les Verts se demandent encore si celui-ci n’est pas, au final, qu’une volonté pour Mouscron de se démarquer. À quel prix ? Et dans quel but ? « On ne sait toujours pas ce que sera la plus-value d’un tel projet. Les projets actuels ne sont pas réfléchis en termes de développement durable. »

Pour les Verts, il suffit de jeter un oeil sur le plan de cohésion sociale pour se rendre compte que la ville n’est pas au mieux de sa forme, pour ne pas dire à l’agonie. Du moins pour une certaine partie de la population, la plus défavorisée… « Ce classement ne permet pas de couvrir l’ensemble du travail d’un pouvoir local, mais il a toutefois un réel intérêt à cause de son objectivité », explique Luc Tiberghien. Et au chef de file de mettre le doigt où ça fait mal. « Mouscron se situe à la 233è place sur 262 communes dans le classement de l’accès aux droits fondamentaux, on recule de 6 places par rapport à 2009 malgré la mise en œuvre du plan de cohésion sociale et les subsides y afférent », souligne-t-il. Droit à la formation (249 è ), droit à l’épanouissement culturel et social (252 è ), droit au travail (226è) ou encore le droit à un logement décent (230è). « Cet outil concerne plusieurs compétences importantes de la commune, mis à part pour le droit à la santé et à l’aide médicale pour lesquels nous sommes au milieu du classement, les résultats mouscronnois sont des plus mauvais. Et c’est là qu’il faut axer les priorités. »