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Guerre en Ukraine: retrouvez toutes les informations de ce vendredi 25 mars

Retrouvez toutes les informations de ce vendredi 25 mars sur la guerre en Ukraine.

Voici tout ce qu’il s’est passé au fil de la journée

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23h22 > Le chef du renseignement militaire ukrainien juge l’armée russe « médiévale »

Le chef du renseignement militaire ukrainien, le général Kyrylo Boudanov, a promis aux Russes un « véritable enfer » en Ukraine, où l’armée russe, qu’il juge « médiévale », sera selon lui confrontée à une guérilla constante de partisans ukrainiens, dans un entretien publié vendredi.

« Le commandement russe a fait de nombreuses erreurs et nous utilisons ces erreurs », a déclaré à l’hebdomadaire américain The Nation le général Boudanov, qui s’exprimait en ukrainien depuis Kiev, par l’intermédiaire d’un interprète à ses côtés.

« L’armée ukrainienne a montré que l’armée russe deuxième armée du monde, ce n’était qu’un mythe. C’est juste une concentration de pouvoir médiévale, de vieilles méthodes de combat », a ajouté ce jeune général de 36 ans, qui s’est engagé dans l’armée après la chute de l’URSS et a été formé aux méthodes de l’Otan.

21h13 > « Tuer Poutine pour arrêter la guerre ? » L’ambassade russe à Rome poursuit La Stampa

« Et si l’assassinat de Poutine était l’unique voie de sortie » de la guerre en Ukraine ? L’ambassadeur russe en Italie a porté plainte vendredi contre le quotidien La Stampa après la publication d’un éditorial examinant l’hypothèse de l’élimination du président russe.

Dans un article publié le 22 mars, le journaliste et reporter de guerre Domenico Quirico écrit : « L’intervention militaire étant exclue, la solution diplomatique inopérante, il ne reste plus qu’à théoriser l’assassinat du Tsar de la main d’un proche ».

« Le plan numéro un de Biden, de l’Otan et des Européens est le suivant : que quelqu’un à Moscou assassine Poutine, nous libérant ainsi du fardeau », assure-t-il.

Mais ce reporter de guerre kidnappé à deux reprises, en Libye en 2011 puis en Syrie en 2013, conclut ainsi « Sommes-nous certains que l’élimination violente du tyran ne provoquerait pas un chaos pire encore ? On ne peut être que pessimistes ».

L’ambassadeur de Russie en Italie, Sergueï Razov, a déposé une plainte vendredi matin auprès du parquet de Rome pour instigation au crime.

À sa sortie du palais de justice, le diplomate a dénoncé un article « qui enfreint l’éthique, la morale et les règles du journalisme ».

Interrogé par l’AFP, le directeur de La Stampa a récusé « des accusations infondées ».

« Domenico a illustré cette théorie pour la démonter (…). Au-delà de la question morale, il écrit que le remède serait pire que le mal car il risquerait d’exacerber l’esprit de vengeance de la Russie profonde », a plaidé Massimo Giannini.

20h35 > Poutine signe une loi réprimant les « mensonges » sur l’action de Moscou à l’étranger

Le président russe Vladimir Poutine a signé vendredi soir une loi réprimant de peines de prison pouvant aller jusqu’à 15 ans les « informations mensongères » sur l’action de Moscou à l’étranger, arme répressive supplémentaire pour contrôler l’information sur son offensive en Ukraine.

Ce texte, dont la signature présidentielle marque l’entrée en vigueur, punit la « diffusion publique d’informations sciemment fausses sous couvert d’informations fiables » à propos des « activités des organes de l’État russe en dehors du territoire russe ».

20h34 > Macron annonce une « opération humanitaire » d’évacuation de Marioupol avec la Turquie et la Grèce

La France, la Turquie et la Grèce vont mener « une opération humanitaire » d’évacuation « dans les tous prochains jours » de la ville assiégée de Marioupol, dans le sud de l’Ukraine, a annoncé vendredi le président français Emmanuel Macron.

« Nous allons en lien avec la Turquie et avec la Grèce lancer une opération humanitaire pour évacuer toutes celles et ceux qui souhaitent quitter Marioupol », a-t-il déclaré à l’issue d’un sommet européen à Bruxelles, précisant devoir s’entretenir sur le sujet avec le président russe Vladimir Poutine « d’ici 48 à 72 heures ».

20h27 > Contre-offensive ukrainienne sur Kherson, dont le contrôle par les Russes est « contesté »

Les forces ukrainiennes ont lancé une contre-offensive sur la ville de Kherson (sud), seul centre urbain majeur conquis entièrement par les forces de Moscou, qui est désormais « contestée », a indiqué vendredi un haut responsable du Pentagone.

« Les Ukrainiens tentent de reprendre Kherson », a déclaré à la presse ce responsable ayant requis l’anonymat. « Nous ne pouvons dire exactement qui contrôle Kherson mais le fait est qu’elle n’est plus aussi solidement sous contrôle russe qu’auparavant. »

20h25 > Une centaine de réfugiés ukrainiens accueillis à Liège

Une centaine de réfugiés ukrainiens ont été accueillis au centre d’orientation liégeois ouvert le 5 mars dernier à la gare des Guillemins, a indiqué vendredi le bourgmestre de la Cité ardente, Willy Demeyer, lors de la visite du ministre wallon des Pouvoirs locaux et du Logement, Christophe Collignon.

Cet espace d’accueil, établi dans la zone « Kiss and Drive » de la gare des Guillemins, a reçu vendredi sa centième visite depuis son ouverture. Il restera ouvert « jusqu’à nouvel ordre ».

Les réfugiés de la guerre initiée en Ukraine le 24 février par la Russie sont essentiellement des femmes avec enfants et des personnes âgées. La plupart ont de la famille dans la région liégeoise. Les autres bénéficient de l’encadrement d’associations ou groupements de citoyens.

L’accueil au centre est assuré tous les jours de 09h00 à 21h00. Les réfugiés y reçoivent un document, disponible en français, anglais et ukrainien, reprenant les démarches à accomplir à leur arrivée en Belgique, à commencer par la nécessité de s’enregistrer à Bruxelles.

20h14 > Interpol déploie une mission en Moldavie face à l’afflux de réfugiés

Interpol a annoncé vendredi avoir déployé une équipe de support opérationnel en Moldavie à la demande de ce pays qui fait face à un afflux de réfugiés depuis l’offensive russe en Ukraine.

Déployée dans la capitale Chisinau et dans différents camps de réfugiés, cette mission comprenant des experts vise à « fournir un support sur le terrain aux forces de l’ordre et aux agences humanitaires qui gèrent l’important afflux de réfugiés en provenance d’Ukraine », précise l’organisation internationale de coopération policière dans un communiqué.

L’équipe envoyée « à la demande du bureau national central (NCB) de la Moldavie » doit notamment « aider à évaluer la situation sur le terrain, en identifiant les besoins pour apporter une formation, une analyse et un support opérationnel pertinents », selon la même source.

Interpol indique en effet avoir déjà reçu des « informations sur des trafiquants d’êtres humains et des passeurs attendant à différents passages de frontières pour s’attaquer aux populations vulnérables arrivant d’Ukraine ».

« Les enfants et les mineurs non accompagnés sont particulièrement vulnérables » face à ces trafics, alerte l’organisation.

19h31 > Le CERN durcit les sanctions contre la Russie

Le CERN, l’organisation européenne pour la recherche nucléaire qui héberge à Genève le plus grand accélérateur de particules au monde, a durci vendredi les sanctions envers la Russie, en riposte à l’invasion militaire de l’Ukraine.

Le 8 mars, les 23 États membres du CERN avaient suspendu « jusqu’à nouvel ordre » le statut d’observateur que possédait la Russie pour ce qui concerne l’accélérateur de particules LHC (Large Hadron Collider), un immense anneau de 27 km enfoui sous terre à la frontière franco-suisse.

À l’issue d’un Conseil vendredi, l’organisation a annoncé un nouveau train de mesures et condamné « fermement les déclarations de certains instituts russes qui ont apporté leur soutien à l’invasion illégale de l’Ukraine », selon un communiqué.

Parmi ces sanctions, la suspension de la participation de scientifiques du CERN à « tous les comités scientifiques d’instituts situés en Fédération de Russie et en République du Bélarus, et vice-versa ». Sont également suspendus ou annulés « tous les événements organisés conjointement par le CERN » et ces mêmes instituts.

Idem pour les relations avec l’Institut unifié de recherche nucléaire (JINR), situé à Doubna en Russie, qui détenait un statut d’observateur au CERN et réciproquement. Une nouvelle réunion du Conseil est prévue en juin pour refaire le point.

19h22 > Pour Biden, le courage des Ukrainiens face aux Russes rappelle Tiananmen

Le président américain Joe Biden, en visite officielle en Pologne, a salué le courage du peuple ukrainien qui selon lui rappelle les événements de la place Tiananmen, et répété que selon lui Vladimir Poutine était un « criminel de guerre ».

Louant le « courage » et la « résilience » du peuple ukrainien, Joe Biden, depuis Rzeszow, à 80 km de la frontière avec l’Ukraine, a fait le rapprochement suivant.

« Quand vous voyez une femme de trente ans debout face à un char avec un fusil (…), si on parle de la place Tiananmen, c’est la place Tiananmen » en plus important encore, a-t-il estimé en référence aux manifestations de 1989 à Pékin.

En anglais, le président américain a joué sur les mots en parlant de « Tiananmen square squared », « square » signifiant la place, et « squared » se traduisant par « au carré ».

Joe Biden a aussi, pour la deuxième fois, qualifié le président russe Vladimir Poutine de « criminel de guerre ».

19h14 > La Géorgie pleure ses citoyens morts au combat en Ukraine

Des milliers de personnes se sont rassemblées vendredi dans la capitale géorgienne de Tbilissi pour les funérailles de deux Géorgiens morts au combat contre les troupes russes en Ukraine, ce qui rappelle au pays du Caucase l’invasion russe de son territoire en 2008.

L’offensive lancée par le Kremlin il y a un mois a provoqué un mouvement de solidarité avec l’Ukraine en Géorgie, deux anciennes républiques soviétiques, et des centaines de Géorgiens ont rejoint volontairement les forces ukrainiennes.

Parmi eux se trouvaient les officiers de réserve Giorgi Beriashvili et David Ratiani, tous deux âgés de 53 ans, tués au combat le 17 mars près d’Irpin, dans la banlieue nord-ouest de Kiev, où d’intenses combats sont en cours.

« Ils sont morts d’une mort héroïque, luttant pour la liberté de l’Ukraine, pour la liberté de la Géorgie », a déclaré à l’AFP Lili Gardapkhadze, étudiante de 20 ans dans l’église Saint Georges, dans le centre de Tbilissi, où était exposé le corps de David Ratiani.

« Les Géorgiens et les Ukrainiens ne laisseront jamais Poutine voler notre liberté », a-t-elle ajouté.

18H54 > Le centre de commandement des forces aériennes ukrainiennes frappé par des missiles russes

Le centre de commandement des forces aériennes ukrainiennes, à Vinnytsia (centre), a été frappé vendredi par une salve de missiles de croisière russes, qui ont provoqué des « dommages significatifs », selon l’armée ukrainienne.

« Les Russes ont tiré six missiles de croisière. Certains ont été abattus par la défense antiaérienne. Les autres ont touché plusieurs bâtiments, causant des dommages significatifs », a annoncé le commandement des forces aériennes sur Telegram.

18H45 > Un spécialiste des crimes de masse lance une collecte de témoignages en Ukraine

Un prêtre catholique français, qui a documenté le génocide des juifs en Europe de l’Est, lance un travail de « collecte de témoignages » de victimes de la guerre en Ukraine, avec le souhait d’apporter « une pièce du puzzle » sur ce conflit, a-t-il indiqué vendredi à l’AFP.

« On a pris la décision de collecter le maximum de témoignages de personnes, soit ayant assisté à des crimes commis, soit ayant elles-mêmes été des victimes », a expliqué le père Patrick Desbois, président de l’association Yahad In Unum, connue pour son travail sur la « Shoah par balles » menée par les Einsatzgruppen nazis en Union soviétique.

Le père Desbois a déclaré avoir pris cette initiative en lien avec le mémorial de Babi Yar à Kiev, un site qui contient les restes de près de 34.000 juifs massacrés en 1941 alors que la ville était sous occupation nazie. Il en est le directeur du conseil académique depuis l’an dernier.

Les équipes des deux institutions, à l’aide de médiateurs sur le terrain, ont pu interroger, via une application de visioconférence enregistrant l’entretien, « une vingtaine » de personnes, notamment à Marioupol (sud), Irpin (près de Kiev), Kharkiv (Est) ou encore Kherson (sud), a-t-il dit.

« Une vingtaine d’autres », contactées, attendent de témoigner, selon le prêtre, qui s’est rendu pendant 20 ans en Ukraine pour ses investigations sur la Shoah par balles.

18H16 > Le Parlement du Benelux condamne fermement « l’agression armée de la Fédération de Russie »

Le Parlement du Benelux a, dans une déclaration publiée vendredi, « condamné fermement l’agression armée de la Fédération de Russie contre l’Ukraine. Les actions illégales et injustifiées de la Russie constituent une menace directe pour la paix et la stabilité en Europe et compromettent dangereusement la sécurité des pays baltes et nordiques avec lesquels le Benelux coopère de manière structurelle, indique le texte.

Le Parlement du Benelux se réunit pour la première fois vendredi et samedi au parlement de Bruxelles. Au centre de la session, outre la déclaration sur la situation en Ukraine, se trouve un débat thématique sur la technologie de l’hydrogène.

Dans sa déclaration, le Parlement du Benelux exprime sa solidarité avec le régime démocratiquement élu en Ukraine et avec le peuple ukrainien. Elle demande à la Russie de déclarer un cessez-le-feu, d’arrêter immédiatement ses opérations militaires et de se retirer sans condition de l’Ukraine.

18H15 > Le pape préside une cérémonie pour l’Ukraine et la Russie, en proie à une guerre « odieuse »

Le pape François a condamné vendredi la « guerre odieuse » contre « nos frères ukrainiens sans défense », lors d’une cérémonie consacrée à l’Ukraine et à la Russie au Vatican.

« Ces jours-ci, (…) les bombes détruisent les maisons de beaucoup de nos frères ukrainiens sans défense », a déclaré le souverain pontife argentin lors de ce service religieux à la basilique Saint-Pierre de Rome, avant de confier l’Ukraine et la Russie à la Vierge Marie.

« Cette guerre odieuse (…) provoque en chacun peur et désarroi », a ajouté le pape devant quelque 3.500 personnes, dont l’ambassadeur ukrainien et des représentants du corps diplomatique.

Environ 2.000 fidèles se sont réunis sur la place Saint-Pierre pour suivre la cérémonie sur des écrans géants, selon le service de presse du Saint-Siège, tandis que les prêtres et évêques du monde entier étaient appelés à se joindre à cette prière au même moment.

Symbole de l’importance accordée à cet événement par le Vatican, ce dernier avait diffusé en amont le texte de la prière dans 35 langues, un fait rare.

17h26 > Le maire de Kharkiv dénonce les bombardements russes

Le maire de Kharkiv, dans l’est de l’Ukraine, a dénoncé vendredi des bombardements russes « indiscriminés » et incessants sur sa ville, la deuxième du pays.

« La situation est aujourd’hui très difficile », a déclaré Ihor Terekhov, au cours d’un point de presse improvisé dans un lieu tenu secret et protégé des bombes.

« Tous les jours, il y a des bombardements indiscriminés sur la ville et de nombreux tués », a-t-il dénoncé, en affirmant qu’ils visaient « des zones résidentielles, des civils, des infrastructures comme des écoles ».

« C’est une guerre contre Kharkiv, contre l’Ukraine, contre les civils », a fustigé l’édile, estimant que près des deux tiers des 1,5 million d’habitants ont fui la ville, située à une quarantaine de kilomètres de la frontière russe.

Les troupes russes, qui ont pénétré jusqu’aux faubourgs au premier jour de leur offensive le 24 février, ont été repoussées à plusieurs kilomètres en périphérie, où les combats se poursuivent.

17H20 > La Russie accusée d’avoir « volé » des centaines d’avions de ligne

La Russie a « volé » des centaines d’avions de ligne, représentant des milliards d’euros de préjudice pour leurs loueurs étrangers, ont accusé vendredi de hauts responsables européens, après que Moscou a permis l’immatriculation de ces appareils sur son territoire.

Les compagnies aériennes russes ont jusqu’à lundi pour rendre ces appareils, aux termes des sanctions visant le secteur aérien adoptées par l’Union européenne après l’invasion de l’Ukraine par les forces russes il y a un mois.

Or, selon une loi promulguée par le président Vladimir Poutine et publiée le 14 mars, les compagnies aériennes russes ont la possibilité d’enregistrer en Russie les avions qu’elles louent à l’étranger de manière à pouvoir les faire voler dans le pays.

Cette mesure permettra aux compagnies de continuer d’utiliser ces appareils pour des vols intérieurs, en dépit des sanctions occidentales. Ils seraient néanmoins saisis s’ils volaient à l’étranger.

« La plupart des avions qu’ils (les Russes) pouvaient faire voler à l’étranger sont des appareils loués, d’origine européenne ou américaine, et qui désormais ont été volés à leurs propriétaires légitimes, les loueurs », a affirmé le directeur général du Transport à la Commission européenne, Henrik Hololei.

En ré-immatriculant les appareils en Russie, les autorités du pays « ont gravement violé les lois sur le transport aérien international, et la loi fondamentale de l’aviation civile, la convention de Chicago », a poursuivi M. Hololei, qui s’exprimait lors d’une conférence en ligne de l’organisme européen de surveillance du trafic aérien, Eurocontrol.

« Des biens représentant un montant énorme ont été de facto volés par les Russes », a renchéri le directeur général d’Eurocontrol, Eamonn Brennan.

« Il y en a pour environ 10 milliards (d’euros), plus de 500 appareils saisis par les Russes et immatriculés chez eux, cela crée une situation très difficile pour les loueurs européens ainsi que les assureurs », a-t-il remarqué.

17H13 > La France convoque l’ambassadeur de Russie après un tweet jugé « inacceptable »

L’ambassadeur de Russie à Paris a été convoqué vendredi au ministère des Affaires étrangères après la publication de caricatures sur son compte Twitter jugées « inacceptables » par la diplomatie française.

« Nous nous efforçons de maintenir un canal de dialogue exigeant avec la Russie » mais ces « agissements sont parfaitement inappropriés », a déclaré le Quai d’Orsay en référence notamment à un dessin montrant les Européens à genoux léchant les fesses de l’Oncle Sam.

16H09 > L’armée russe dit qu’elle va désormais se concentrer sur l’Est de l’Ukraine

L’armée russe a déclaré vendredi qu’elle allait désormais se concentrer sur la « libération » de l’Est de l’Ukraine, affirmant avoir atteint les objectifs initiaux de l’opération militaire qu’elle mène dans ce pays depuis le 24 février.

« Les capacités de combat des forces ukrainiennes ont été réduites de manière importante, ce qui permet (…) de concentrer le gros des efforts sur l’objectif principal : la libération du Donbass », dans l’Est de l’Ukraine, a déclaré l’adjoint au chef de l’état-major russe Sergueï Roudskoï.

15H58 > Les pourparlers avec Moscou sont « très difficiles », juge Kiev

Les pourparlers avec Moscou sont « très difficiles », a jugé vendredi le ministre ukrainien des Affaires étrangères, Dmytro Kouleba, plus d’un mois après le début de l’invasion russe.

« Le processus de négociation est très difficile », a déclaré le chef de la diplomatie ukrainienne dans un communiqué, rejetant tout « consensus » avec Moscou à ce stade. Plus tôt dans la journée, le président turc Recep Tayyip Erdogan avait assuré que la Russie et l’Ukraine étaient d’accord sur quatre points de négociation sur six.

15H52 > L’ONU dénonce des détentions arbitraires et disparitions forcées par les forces russes

Des dizaines de responsables, journalistes et militants ukrainiens opposés à l’invasion par Moscou ont été arbitrairement détenus par les forces russes ou ont disparu, a dénoncé l’ONU vendredi, estimant que certains cas s’apparentent à des « prises d’otages ».

En un peu plus d’un mois depuis le début de l’offensive ordonnée par Vladimir Poutine, le Haut-commissariat aux droits de l’homme des Nations unies a rassemblé des informations sur la détention arbitraire et la disparition forcée de 22 responsables ukrainiens locaux, dont 13 ont ensuite été libérés.

Le cas le plus célèbre est peut-être celui du maire de la ville de Melitopol, dans le sud-est de l’Ukraine, Ivan Fedorov, qui, selon les autorités ukrainiennes, a été enlevé par les forces d’occupation russes et détenu pendant plusieurs jours avant d’être libéré.

« Cela semble être un mode opératoire dans les zones occupées par la Fédération de Russie », a déclaré Matilda Bogner, qui est la représentante du Haut-commissariat en Ukraine, lors d’un point par visioconférence.

« Dans certains cas, cela semble être une forme de prise d’otage », a-t-elle souligné, ajoutant que les proches n’étaient pas informés de l’endroit où on emmenait ces prisonniers.

Mme Bogner a aussi fait état de l’arrestation de 15 journalistes et militants « qui s’opposaient vivement à l’invasion » dans plusieurs régions du pays.

« Il semble bien que ceux qui sont visés sont des militants pro-ukrainiens ou qui sont perçus comme pro-ukrainiens par les forces russes », a-t-elle déclaré.

Elle a souligné que le personnel de l’ONU tentait de vérifier les informations selon lesquelles cinq des journalistes et trois des militants avaient depuis été libérés, mais « le sort des autres personnes reste inconnu ».

Sept journalistes ont déjà été tués depuis le début de l’invasion le 24 février, a-t-elle déclaré. Ils font partie des milliers de civils, ainsi que des milliers de soldats des deux camps, qui auraient été tués.

Le Haut-commissariat a confirmé la mort de 1.081 civils, dont 93 enfants selon sa méthodologie très précise, mais a souligné que le véritable bilan est bien plus élevé.

Ainsi, Mme Bogner a donné l’exemple de la ville assiégée de Marioupol, constamment bombardée par les forces russes, ce qui ne permet pas de confirmer formellement le nombre de morts.

Pour Mme Bogner « l’ampleur des pertes civiles et la destruction d’infrastructures civiles suggèrent fortement » que les lois internationales sur la protection des civils ont été violées dans le conflit ukrainien, et d’insister : « Ces attaques causent des souffrances humaines incommensurables et peuvent constituer des crimes de guerre. »

15H38 > Aux critiques de Zelensky, Orban oppose « les intérêts de la Hongrie »

Le Premier ministre hongrois Viktor Orban, ciblé par le président ukrainien dans un message aux dirigeants de l’UE, a « rejeté » vendredi les demandes de livraison d’armes et de sanctions plus dures, les jugeant « contraires aux intérêts » de son pays.

« La Hongrie veut rester en dehors de cette guerre et n’autorisera pas le transfert d’armes vers l’Ukraine », a réaffirmé M. Orban, selon des propos rapportés par le porte-parole du gouvernement Zoltan Kovacs.

Depuis le début de l’invasion russe en Ukraine, Budapest, tout en accueillant des réfugiés, refuse d’envoyer de l’aide militaire et a interdit le transfert d’armes létales par son territoire.

« Écoute, Viktor, sais-tu ce qui est train de se produire à Marioupol ? », a lancé Volodymyr Zelensky au dirigeant souverainiste hongrois, qui s’est rapproché du Kremlin ces dernières années.

« Tu dois décider une fois pour toutes dans quel camp tu es », a-t-il ajouté dans cet appel vidéo diffusé jeudi soir lors d’un sommet des 27 à Bruxelles.

Le président ukrainien a également appelé la Hongrie, très dépendante des ressources énergétiques russes, à cesser tout commerce avec Moscou.

« Fermer les robinets de pétrole et de gaz reviendrait à faire payer aux familles hongroises le prix de la guerre », a réagi M. Kovacs.

« Nous ne pouvons nous le permettre », a-t-il souligné, alors que Viktor Orban se prépare à des élections serrées le 3 avril.

Selon le chef de l’opposition Peter Marki-Zay, le discours de Volodymyr Zelensky montre « l’isolement » de Viktor Orban, vu « comme le dernier allié de (Vladimir) Poutine au sein de l’UE et de l’Otan ».

Un peu plus tôt cette semaine, la vice-Première ministre ukrainienne Irina Verechtchouk avait accusé la Hongrie de « rêver secrètement » d’annexer la Transcarpatie, région de l’Ouest de l’Ukraine où vit une importante communauté magyarophone.

Coupé géographiquement du reste du pays par la partie orientale des Carpates, ce territoire était sous contrôle de Budapest jusqu’à la Première Guerre mondiale. Ballotté entre États, il a finalement intégré l’Ukraine devenue indépendante en 1991

15H15 > Nouvelle procédure à l’encontre de la journaliste russe antiguerre Marina Ovsiannikova

Une nouvelle procédure a été engagée à l’encontre de Marina Ovsiannikova, la journaliste russe qui avait fait irruption pendant un journal télévisé pro-Kremlin pour dénoncer l’offensive en Ukraine. La femme de 44 ans risque une amende pouvant aller jusqu’à 50.000 roubles (environ 465 euros), rapporte l’agence de presse russe Interfax.

Mme Ovsiannikova est accusée d’« actes publics visant à discréditer la mission des forces armées de la Fédération de Russie », ajoute l’agence. L’objectif de cette mission est de « protéger les intérêts de la Fédération de Russie et de ses citoyens et de maintenir la paix et la sécurité internationales ».

La journaliste s’était illustrée en faisant irruption en direct le 14 mars lors du journal télévisé le plus regardé de Russie, sur la chaîne Pervy Kanal, avec une pancarte critiquant l’opération militaire de Moscou en Ukraine et dénonçant la « propagande » des médias contrôlés par le pouvoir. Les images de ce geste ont depuis fait le tour du monde.

Parallèlement à cette action, Mme Ovsiannikova avait également diffusé une vidéo dans laquelle elle dénonçait l’entrée des troupes russes en Ukraine et appelait à manifester contre l’invasion du pays.

La protestataire a été détenue et interrogée durant 14 heures à la suite de son intervention. Elle a été condamnée à une amende de 30.000 roubles (environ 260 euros), puis libérée. Mme Ovsiannikova a démissionné de la chaîne de télévision russe. Bien qu’elle risque toujours d’être poursuivie, elle n’a pas l’intention de quitter la Russie.

14H59 > Un nouveau général russe tué en Ukraine, affirme Kiev

Kiev a affirmé vendredi avoir à nouveau tué dans des combats un général russe, dans le sud de l’Ukraine, selon un conseiller de la présidence ukrainienne, Oleksiï Arestovytch.

« Nos troupes (…) ont tué le commandant de la 49e armée du district sud de la Russie, le général Iakov Rezantsev, dans un bombardement de l’aérodrome de Tchornobaïvka », situé dans la région de Kherson (sud), a déclaré M. Arestovytch dans un message vidéo.

La Russie a confirmé à ce jour la mort en Ukraine du général Andreï Soukhovetski, commandant adjoint de la 41e armée après avoir servi en Syrie en 2018-19.

Mais un autre général russe, Vitali Guerassimov serait lui aussi mort au combat, selon Kiev.

« Un autre général deux étoiles a été tué aujourd’hui côté russe, c’est le second en douze jours », avait déclaré le 8 mars sur CNN le général américain à la retraite Mark Hertling, relevant que l’armée russe commettait « des erreurs à répétition » et « communiquait par des moyens non cryptés ».

Des rumeurs faisaient état d’autres officiers russes tués, alors que l’offensive russe est, de l’avis d’observateurs, beaucoup moins efficace qu’initialement prévu par Moscou.

Tous les analystes consultés par l’AFP convergeaient vers l’étonnante impréparation de l’armée russe avant l’offensive.

Alexander Grinberg, analyste au Jerusalem Institute for Security and Strategy (JISS), relève que si les conditions de la mort de Guerassimov restent encore inconnues, Soukhovetski a été semble-t-il tué par un sniper.

« Il a été tué deux jours après (le début de) l’opération parce que personne n’avait vraiment jamais envisagé la guerre » en Russie, a-t-il expliqué à l’AFP.

« Ils ont pensé que ce serait une opération de type policier pour mettre un gouvernement loyal à Moscou à la place de Zelensky », a-t-il ajouté. « C’est impossible qu’un officier de ce rang soit si près des combats ».

Elie Tenenbaum, chercheur de l’Institut français des relations internationales (IFRI), estime pour sa part que la présence sur le terrain de gradés de ce niveau témoigne de ce que Moscou « demande aux généraux d’être en tête de leurs troupes et de prendre des risques » pour compenser une situation morale difficile des troupes.

14H52 > Les pourparlers russo-ukrainiens font du « surplace » sur les points clés, selon Moscou

Les pourparlers entre la Russie et l’Ukraine font du « surplace » sur les principaux points, a déploré vendredi le négociateur en chef de Moscou, tout en soulignant un rapprochement sur des aspects moins importants.

« Les positions convergent sur les points secondaires. Mais sur les principales (questions) politiques, nous faisons du surplace », a déclaré Vladimir Medinski, cité par les agences de presse russes.

Il a ajouté que Moscou insistait sur la signature d’un « traité exhaustif » prenant en compte ses exigences de neutralité, démilitarisation et « dénazification » de l’Ukraine, ainsi que la reconnaissance de la souveraineté russe sur la Crimée et de l’indépendance des deux « républiques » séparatistes prorusses du Donbass.

Selon M. Medinski, Kiev « s’inquiète principalement d’obtenir des garanties de sécurité de la part de puissances tierces au cas où l’Ukraine ne pourrait pas intégrer l’Otan », une position « totalement compréhensible ».

Après avoir débuté par des rencontres physiques entre délégations, les pourparlers entre la Russie et l’Ukraine se font désormais en visioconférence à un rythme quasi-quotidien.

Les deux camps ont un temps exprimé leur optimisme quant à une issue positive de ces discussions, avant de faire le constat de leurs divergences ces derniers jours.

14H46 > Plus de 3,7 millions de réfugiés ont fui l’Ukraine, mais le flux ralentit

Près de 3,7 millions de personnes ont fui l’Ukraine et les combats déclenchés par l’invasion de l’armée russe le 24 février, selon le décompte de l’ONU publié vendredi, qui confirme le ralentissement du nombre de passages ces derniers jours.

Au total, plus de dix millions de personnes, soit plus d’un quart de la population, ont dû quitter leur foyer.

L’ONU estime à presque 6,5 millions le nombre de déplacés à l’intérieur de l’Ukraine.

Le Haut Commissariat aux réfugiés (HCR) recensait exactement 3.725.806 réfugiés ukrainiens, vendredi vers 12H00 GMT. Ce sont 50.854 de plus que lors du précédent pointage jeudi.

Depuis le 22 mars, le nombre de personnes cherchant ainsi à fuir les combats et les conditions de vie de plus en plus difficiles en Ukraine est passé en-dessous de 100.000 personnes par jour.

L’Europe n’a pas connu de flot aussi rapide de réfugiés depuis la Deuxième guerre mondiale.

14H09 > Poutine compare les sanctions contre le monde de la culture russe aux autodafés nazis

Le président russe Vladimir Poutine a comparé vendredi la déprogrammation dans les pays occidentaux de personnalités et d’événements culturels russes aux autodafés orchestrés par les nazis.

« La dernière fois, ce sont les nazis en Allemagne, il y a près de 90 ans, qui ont mené une telle campagne de destruction d’une culture indésirable. On se souvient bien des images des livres brûlés sur les places publiques », a-t-il dit, lors d’une rencontre avec des personnalités de la culture.

« On efface des affiches de concerts (les compositeurs) Tchaïkovski, Chostakovitch, Rachmaninov. On interdit les écrivains russes et leurs livres, a-t-il affirmé.

Le président Poutine et d’autres responsables russes multiplient les comparaisons entre l’Allemagne nazie et l’Occident, accusé de mener une campagne russophobe avec ses sanctions suite à l’offensive russe en Ukraine, que Moscou a justifié par les tentatives de » néonazis « ukrainiens d’exterminer les russophones du pays.

L’offensive de dizaines de milliers de soldats russes chez le voisin pro-occidental a déclenché une vague de solidarité internationale pour l’Ukraine, allant bien au-delà des sanctions économiques et politiques décidées par les gouvernements.

Les grandes fédérations sportives et des lieux culturels de référence ont exclu athlètes comme artistes russes.

Les déprogrammations se sont ainsi multipliées dans les salles occidentales.

14H04 > Joe Biden a atterri à Rzeszow, en Pologne, à 100 km de la frontière ukrainienne

Le président américain Joe Biden a atterri vendredi à Rzeszow en Pologne, à 100 km de la frontière avec l’Ukraine.

Durant les premières heures de sa visite de deux jours en Pologne, M. Biden doit rencontrer notamment des soldats américains stationnés dans cette ville, avant de gagner Varsovie pour des entretiens avec les dirigeants polonais et une visite dans un centre d’accueil de réfugiés ukrainiens qui ont fui l’invasion russe de leur pays.

14H02 > L’armée russe admet 1.351 morts en Ukraine

La Russie a reconnu vendredi la mort de 1.351 de ses soldats depuis le début de son offensive militaire en Ukraine il y a un mois, accusant les pays occidentaux de commettre une « erreur » en livrant des armes à Kiev.

« Lors de l’opération militaire spéciale, 1.351 militaires ont été tués et 3.825 blessés », a déclaré l’adjoint au chef de l’état-major des armées Sergueï Roudskoï lors d’un point de presse. Par ailleurs, la Russie a accueilli 419.736 réfugiés d’Ukraine depuis le début de l’opération, selon Mikhaïl Mizintsev, directeur du Centre national russe de gestion de la défense.

13H43 > Les Etats-Unis « n’ont pas l’intention d’utiliser des armes chimiques quelles que soient les circonstances »

Les Etats-Unis « n’ont pas l’intention d’utiliser des armes chimiques quelles que soient les circonstances », c’est-à-dire même si la Russie en emploie en Ukraine, a assuré vendredi le conseiller à la sécurité nationale américain Jake Sullivan, à bord d’Air Force One.

Lors d’un échange avec la presse, il a cependant prévenu que Moscou payerait « un prix très élevé » en cas d’utilisation d’armes chimiques, clarifiant des propos de la veille du président Joe Biden qui avait promis une « réponse » dans un tel scénario, mais en restant évasif sur la « nature » de cette riposte.

12H36 > Les cyberattaques visant des pays de l’Otan en forte hausse

Le nombre de cyberattaques via des adresses IP chinoises et visant des pays membres de l’Otan a fortement augmenté depuis l’invasion de l’Ukraine par la Russie, selon la société israélienne Check Point, spécialisée dans la sécurité informatique.

Ces attaques ont bondi de 116 % la semaine dernière, estime Check Point.

Les attaques informatiques provenant d’adresses IP chinoises et ciblant la Belgique ont plus que doublé (+109 %) par rapport au début de la guerre en Ukraine. Et elles continuent d’augmenter. Sur la seule semaine dernière, la hausse atteint 123 %.

Le fait que les attaques proviennent de Chine ne veut pas forcément dire que des entités chinoises en sont les auteurs. Des pirates informatiques étrangers peuvent très bien mener des attaques à partir d’adresses IP chinoises.

12H32 > Un aumônier militaire tué en Russie par des roquettes ukrainiennes près de la frontière

Un aumônier militaire a été tué par de tirs ukrainiens de roquettes « Smertch » sur un village frontalier russe non loin de la ville ukrainienne de Kharkiv en proie à de violents combats, a annoncé vendredi l’Eglise orthodoxe.

« Le père (Oleg Artiomev) se trouvait hier (jeudi) soir dans le village de Jouravliovka lorsqu’il est tombé sous les tirs de Smertchs ukrainiens, mourant dans l’exercice de ses fonctions », a indiqué le département militaire de l’Eglise. Il s’agit du premier décès en territoire russe suite à des tirs ukrainiens qui a été rendu public depuis le début de l’offensive en Ukraine.

12H27 > Près de 25.000 réfugiés ukrainiens enregistrés en Belgique

La Belgique a enregistré 24.369 réfugiés ukrainiens depuis l’invasion de l’Ukraine, selon les chiffres communiqués vendredi par le secrétaire d’État à l’Asile, Sammy Mahdi.

Les réfugiés sont enregistrés dans un centre installé dans le Palais 8 du Heysel. Jeudi, le nombre d’enregistrements s’élevait à 1.756.

Selon une estimation fournie au début de la crise, la Belgique pourrait accueillir 200.000 personnes fuyant la guerre en Ukraine. Actuellement, quelque 3 millions d’Ukrainiens ont quitté leur pays.

12H06 > Le président américain Joe Biden a quitté Bruxelles pour la Pologne

L’avion du président américain a décollé peu avant midi de l’aéroport militaire de Melsbroek, a constaté Belga sur place. Après Bruxelles, Joe Biden se rend en Pologne.

Joe Biden est attendu dans la ville polonaise de Rzeszow, à environ 80 kilomètres de la frontière avec l’Ukraine, seconde étape de son voyage en Europe.

Joe Biden a participé à Bruxelles à des sommets de l’Otan et de l’UE, un G7.

11H48 > Moscou dénonce les relents « hitlériens » du discours européen contre la Russie

Le chef de la diplomatie russe a estimé, vendredi, que les dirigeants européens tenaient un discours aux relents « hitlériens » contre la Russie, visée par de lourdes sanctions en raison de son offensive en Ukraine.

« On nous a déclaré une véritable guerre hybride totale. Ce terme (de guerre totale, NDLR) qu’utilisait l’Allemagne hitlérienne est désormais prononcé par beaucoup de politiciens européens lorsqu’ils expliquent ce qu’ils veulent faire de la Russie », a dit Sergueï Lavrov, lors d’une réunion avec des représentants d’une fondation diplomatique russe.

« Ils ne cachent pas leurs objectifs : détruire, casser, anéantir, étouffer l’économie et la Russie dans son ensemble », a ajouté le diplomate.

Mais « malgré les efforts occidentaux, il n’est pas question d’isoler la Russie », a-t-il encore souligné. « Nous ne nous isolerons pas nous-mêmes. Nous avons beaucoup d’amis, d’alliés et de partenaires à travers le monde. Nous avons un grand nombre d’associations dans lesquelles la Russie travaille avec des pays de tous les continents et nous continuerons ainsi ».

La Russie, depuis qu’elle a fait entrer des dizaines de milliers de soldats en Ukraine, est visée par des sanctions occidentales d’une ampleur sans précédent qui ont déjà affecté entre autres le système financier, la chaîne logistique, la monnaie et l’inflation.

Moscou considère, elle, être en lutte en Ukraine contre des « néo-nazis ».

Le rôle central de l’URSS pour vaincre l’Allemagne d’Hitler en 1945 est au cœur de l’identité nationale russe et du discours patriotique de Vladimir Poutine.

Le président russe avait déjà utilisé des termes rappelant les nazis en parlant des Occidentaux, dénonçant leur « blitzkrieg » économique ou encore comparé leurs sanctions à des « pogroms antisémites ».

11H44 > Bpost prolonge jusqu’au 15 avril sa collecte de produits de première nécessité

Bpost a décidé de prolonger de deux semaines son action de solidarité envers l’Ukraine, indique l’entreprise vendredi. Les dons de produits de première nécessité peuvent donc être déposés jusqu’au 15 avril dans les 657 bureaux de bpost.

Bpost triera les dons et des chauffeurs les achemineront jusqu’à la frontière ukrainienne par camions. La poste ukrainienne prendra ensuite le relais pour les distribuer.

11H42 > « Pas mortel » : le Kremlin minimise la portée d’une éventuelle exclusion du G20

La Russie a minimisé vendredi la portée d’une éventuelle exclusion du G20, voulue par les Etats-Unis en réaction à l’intervention de Moscou en Ukraine, en estimant qu’un tel coup ne serait pas « mortel ».

« En ce qui concerne le format G20, il est important. Mais dans les circonstances actuelles, alors que la plupart des membres sont dans un état de guerre économique avec nous, il ne se passerait rien de mortel » en cas d’exclusion de Moscou, a déclaré le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, à la presse.

11H39 > Plus de 422.000 personnes évacuées sont arrivées en Russie depuis le Donbass, en Ukraine

Le nombre de personnes évacuées depuis les régions séparatistes pro-russes de Donetsk et Lougansk vers la Russie a franchi les 422.000, rapporte vendredi l’agence de presse étatique russe Tass. Parmi elles, 20.000 ont franchi la frontière au cours des dernières 24 heures.

« Au matin du 25 mars, plus de 422.000 personnes, dont près de 88.000 enfants, sont arrivées en Russie depuis le Donbass et l’Ukraine », a déclaré vendredi une source au sein des agences de sécurité à Tass. Plus de 358.000 sont arrivées des Républiques populaires (autoproclamées, NDLR) de Donetsk et de Lougansk, tandis que 64.000 ont quitté le territoire ukrainien par les postes de contrôle des régions de Belgorod, Koursk, Briansk et de la Crimée, détaille-t-elle.

Parmi les personnes qui ont fui vers la Russie, près de 132.000 sont des citoyennes russes. Les autres sont originaires des « Républiques populaires de Donetsk et de Lougansk, d’Ukraine et d’autres pays », a précisé la source.

Les forces de sécurité ont déclaré que plus de 22.000 réfugiés sont actuellement accueillis dans 348 centres d’hébergement temporaire, situés dans 34 régions russes.

11H19 > L’Ukraine demande à l’UE de fermer ses frontières avec la Russie et le Bélarus

L’Ukraine a demandé vendredi à l’Union européenne de fermer ses frontières avec la Russie et le Bélarus, pays allié de Moscou dans l’invasion menée par l’armée russe en Ukraine depuis un mois.

« Le ministère des Infrastructures propose à l’UE de bloquer complètement les liaisons terrestres et maritimes avec la Russie et le Bélarus », a indiqué le ministère ukrainien sur Telegram, jugeant ces « mesures nécessaires » pour « arrêter la fourniture au pays agresseur de biens à double usage pouvant être utilisés à des fins militaires ».

11H17 > Erdogan veut exhorter Poutine à être « l’artisan de la paix » en Ukraine

Le président turc Recep Tayyip Erdogan a indiqué vouloir demander à son homologue russe Vladimir Poutine d’être « l’artisan de la paix » en Ukraine lors d’un échange téléphonique prévu dans les prochains jours, selon des propos rapportés vendredi par la presse turque.

Le chef de l’Etat a affirmé à des journalistes lors de son vol retour du sommet de l’Otan jeudi à Bruxelles qu’il dirait à M. Poutine : « Tu dois désormais être l’artisan de la paix (…) Tu dois faire un geste honorable ».

M. Erdogan a assuré que la Russie et l’Ukraine étaient d’accord sur quatre points de négociation sur six, dont le renoncement de Kiev à l’Otan, le retrait des obstacles à l’utilisation de la langue russe en Ukraine, le désarmement et les garanties de sécurité.

11H12 > La Russie affirme avoir détruit la plus grande réserve de carburant de l’armée ukrainienne

La Russie a affirmé vendredi avoir détruit la veille la plus grande réserve de carburant de l’armée ukrainienne près de Kiev avec des missiles de croisière.

Jeudi soir, « des missiles Kalibr de haute précision ont visé une base (de stockage) de carburant près du village de Kalinovka, près de Kiev », a déclaré le porte-parole du ministère russe de la Défense, Igor Konachenkov, dans un communiqué.

« La plus grande réserve de carburant qui restait à l’armée ukrainienne, qui servait à approvisionner les unités dans la partie centrale du pays, a été détruite », a-t-il ajouté.

Le ministère ukrainien des Situations d’urgence a confirmé vendredi « un bombardement » jeudi « vers 18H00 GMT » sur « la réserve de carburant de Kalynivka » (son orthographe en ukrainien, ndlr), à 40 km au sud-ouest de Kiev, sans donner de détails sur l’importance de ce site.

« Il n’y a aucune menace de propagation du feu en dehors de la réserve », a ajouté la même source.

11H09 > Bombes au phosphore : le Kremlin dément toute violation du droit international

La Russie a démenti vendredi toute violation du droit international après avoir été accusée par l’Ukraine d’avoir utilisé des bombes au phosphore dans le cadre de son intervention militaire dans ce pays voisin.

« La Russie n’a jamais violé aucune convention internationale », a déclaré le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, interrogé par la presse au sujet des accusations ukrainiennes.

11H > Quatre civils tués dans un bombardement russe sur un centre médical de Kharkiv

Un bombardement russe sur un centre médical de Kharkiv, dans l’Est de l’Ukraine, a fait quatre morts et au moins trois blessés, a annoncé vendredi la police régionale de la deuxième ville du pays.

« Sept civils ont été blessés dont quatre ont succombé à leurs blessures dans un bombardement aux lance-roquettes multiples », a indiqué la police sur sa chaîne Telegram, précisant que la frappe avait eu lieu « vers 05h45 GMT » (06h45 HB) sur « un centre médical » dans le Sud de Kharkiv.

La police régionale a précisé qu’un « centre d’aide humanitaire » se trouvait non loin de ce centre médical, où « il n’y a pas d’installations militaires à proximité », selon elle.

10H28 > Près de 25 millions déjà récoltés par le Consortium 12-12

Trois semaines après son lancement, l’appel Ukraine 12-12 du Consortium belge pour les situations d’urgence a récolté 24,829 millions d’euros, a-t-on appris vendredi. Ces fonds servent à assurer de l’aide d’urgence, dont l’accès à l’eau potable, des soins médicaux et de l’assistance psychosociale en Ukraine et dans les pays limitrophes où affluent les réfugiés.

Selon les Nations Unies, un milliard d’euros sera nécessaire pour répondre aux besoins les plus urgents. Toujours selon l’Onu, plus de 3,6 millions de personnes ont dû quitter l’Ukraine depuis le 24 février, tandis que 6,5 millions ont été déplacées dans les frontières.

10H16 > La mairie de Marioupol redoute environ 300 morts dans la frappe de son théâtre le 16 mars

Environ 300 morts sont redoutées dans le théâtre de Marioupol, bombardé par l’aviation russe le 16 mars alors que des centaines de personnes y étaient abritées, a annoncé vendredi la mairie de la ville, citant des témoins.

« Des témoins ont des informations selon lesquelles environ 300 personnes sont mortes au théâtre dramatique de Marioupol à la suite d’un bombardement par un avion russe. Jusqu’au bout, on ne veut pas croire à cette horreur. Jusqu’au bout, on veut croire que tout le monde est sauf. Mais les témoignages de ceux qui se trouvaient à l’intérieur du bâtiment au moment de cet acte terroriste disent le contraire », écrit la mairie de Marioupol sur son compte Telegram.

10H10 > La Russie continue à livrer du gaz à l’Europe via l’Ukraine

Un mois après le début de l’invasion russe en Ukraine, la Russie continue de livrer d’importantes quantités de gaz à l’Europe, via l’Ukraine. En fonction des ordres de commande de clients, 105,1 millions de mètres cubes de gaz naturel seront injectés vendredi par Gazprom dans le réseau de gazoduc via l’Ukraine, a déclaré un porte-parole du géant énergétique russe à l’agence de presse Interfax.

En principe, l’Ukraine tire d’importantes ressources financières des droits de transit du gaz.

9H55 > Les États-Unis et l’UE annoncent une « task force » pour réduire la dépendance européenne au gaz russe

Les États-Unis et l’Union européenne ont annoncé vendredi la création d’un groupe de travail visant à réduire la dépendance de l’Europe envers les énergies fossiles russes, en raison de la guerre menée par Moscou en Ukraine.

Les États-Unis s’efforceront de fournir à l’Europe 15 milliards de mètres cubes supplémentaires de gaz naturel liquéfié (GNL) cette année, dans le cadre de cette initiative dévoilée par le président américain Joe Biden et la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen, selon un communiqué.

9H37 > Au moins 135 enfants décédés depuis le début de l’invasion de l’Ukraine

Depuis le début de la guerre en Ukraine, il y a tout juste un mois, Kiev a enregistré le décès de 135 enfants, a indiqué le parquet ukrainien vendredi. Plus de 180 enfants ont également été blessés.

La plupart de ces victimes auraient été dans les environs de Kiev et dans les régions orientales de Kharkiv et Donetsk, sans qu’il soit possible de vérifier cette information de manière indépendante.

Jeudi aux alentours de Donetsk, deux enfants de six et 13 ans ont encore été blessés dans des bombardements, a ajouté le parquet. A Zaporijjia, trois adolescents ont été gravement atteints par l’explosion d’une mine.

Le parquet a également fait état de plus de 560 établissements scolaires ravagés, dont plus de 70 complètement détruits.

8H50 > Plus de dix affaires pénales déjà en cours en Russie pour diffamation de l’armée

Le comité d’enquête de la Fédération de Russie, la plus haute autorité d’enquête du pays, a déjà ouvert plus de dix affaires pénales pour des informations réputées fausses à propos des forces armées russes, a indiqué vendredi le président du comité, Aleksander Bastrykin, répondant à l’agence étatique russe Tass.

Selon M. Bastrykin, il est « tout à fait normal » que la responsabilité pénale soit ainsi engagée. De sévères sanctions devraient « limiter les fausses informations et leur impact négatif sur le grand public ».

La Russie a, depuis le début de l’invasion de l’Ukraine, adopté une loi prévoyant des peines allant jusqu’à 15 ans de prison pour punir les « informations mensongères » sur ce qu’elle appelle les « opérations militaires spéciales » dans le pays voisin. M. Bastrykin a présenté celle-ci comme un moyen de défense contre la guerre de l’information menée par les Occidentaux contre la Russie.

7H21 > La guerre en Ukraine fait craindre une « pénurie de lanceurs » spatiaux, selon Rocket Lab

La guerre en Ukraine risque de provoquer une « pénurie de lanceurs » spatiaux, nécessaires pour les constellations de satellites, met en en garde le patron de Rocket Lab, Peter Beck, qui veut faire voler en 2024 son Neutron, une fusée comparable au Soyouz russe.

Dans un secteur spatial très imbriqué, la coopération est traditionnellement de mise malgré les tensions géopolitiques. Là « c’est du jamais-vu », estime dans un entretien à l’AFP le patron néo-zélandais de l’entreprise à l’origine d’Electron, seul mini lanceur aujourd’hui opérationnel dans le monde.

En réaction aux sanctions européennes, la Russie a suspendu les lancements de sa fusée Soyouz au profit de ses clients occidentaux. Mais l’invasion de l’Ukraine a « un impact bien plus important que le simple lanceur Soyouz », estime-t-il.

5H03 > De nombreux concerts prévus dès ce vendredi dans le cadre de « Classical Music for Ukraine »

L’Orchestre philharmonique royal de Liège, Bozar, le Concertgebouw Brugge, le Muziekcentrum De Bijloke, De Singel, Flagey et l’Opéra ballet Vlaanderen se sont associés pour organiser « Classical Music for Ukraine », une série de concerts caritatifs qui se dérouleront dès ce vendredi jusqu’à mardi prochain dans différentes villes du pays.

Sont au programme des œuvres et prestations d’Alain Platel, Vilde Frang, Herbert Schuch, Daan Vandewalle, Youth Orchestra Flanders, Anu Tali, Liebrecht Vanbeckevoort, Andreas Staier, Fazil Say et Alexandre Kantorow.

2H55 > Les 27 demandent à la Commission de préciser les sanctions et d’en explorer d’autres

Les chefs d’État et de gouvernement de l’UE ont demandé jeudi soir à la Commission européenne de préciser les trains de sanctions déjà prises pour fermer les échappatoires, évaluer leur impact et envisager d’autres sanctions, a indiqué le Premier ministre belge Alexander De Croo à l’issue de la première journée de sommet. Ils sont aussi convenus de lancer un fonds de solidarité pour l’Ukraine.

« Toute tentative de contourner les sanctions ou d’aider la Russie par d’autres moyens doit être stoppée », avertissent en outre les Vingt-sept dans leurs conclusions, dans une mise en garde aux pays tiers, alors que l’attitude de la Chine est particulièrement observée.

Si le président ukrainien Volodymyr Zelensky a une nouvelle fois appelé les Européens à frapper plus fort, notamment dans le secteur de l’énergie, les réticences restent importantes dans certains États membres qui craignent d’en subir plus fortement les conséquences que la Russie elle-même. « La Commission va explorer des sanctions additionnelles, sachant que l’impact doit être nettement plus important côté russe qu’européen », selon M. De Croo.

Quant à l’exigence russe de faire payer les livraisons d’énergie en roubles, la Commission en évalue l’impact, qui est loin d’être clair. Car dans une grande partie des contrats, des minima de paiements en roubles sont déjà prévus, allant parfois jusqu’à 80 %, a fait observer M. De Croo.

2H37 > Biden se rendra vendredi près de la frontière ukrainienne, en Pologne

Le président américain Joe Biden va se rendre vendredi dans la ville de Rzeszow, à environ 80 kilomètres de la frontière avec l’Ukraine en guerre, à l’occasion d’une visite en Pologne, seconde étape de son voyage en Europe, a annoncé jeudi la Maison Blanche.

Arrivant de Bruxelles après un marathon de sommets, il sera reçu par le président polonais Andrzej Duda à l’aéroport de cette ville située à deux heures et demie de route de Lviv, principale ville de l’ouest de l’Ukraine.

Il recevra ensuite un briefing sur « la réponse humanitaire afin d’apaiser la souffrance des civils en Ukraine et de répondre au flux croissant de réfugiés qui fuient la guerre que (Vladimir) Poutine a choisie », a précisé la Maison Blanche dans son communiqué.

Joe Biden ira ensuite à la rencontre de soldats américains positionnés dans cette région et « qui contribuent, aux côtés de notre allié polonais, aux efforts de dissuasion de l’Otan sur son flanc est ».

00H16 > Zelensky remercie les Européens tout en leur demandant d’en faire plus

À l’issue de leur entretien avec le président des Etats-Unis Joe Biden, jeudi au sommet de Bruxelles, les Vingt-sept poursuivaient en soirée leurs discussions sur l’Ukraine. Ils se sont entretenus par visioconférence avec le président ukrainien Volodymyr Zelensky, comme ils l’avaient déjà fait il y a un mois jour pour jour, lors d’un sommet extraordinaire de l’UE quelques heures après le début de l’assaut russe.

En une dizaine de minutes, M. Zelensky a témoigné de la situation sur le terrain et de la souffrance du peuple ukrainien face à l’agression russe. Il a répété ses remerciements pour les importantes sanctions édictées par l’UE contre la Russie, mais demandé aussi que l’Union en fasse davantage, a-t-on appris à bonne source.

Volodymyr Zelensky a souligné la nécessité de sanctions supplémentaires, notamment dans le domaine de l’énergie. Des États membres comme la Pologne et les pays baltes plaident pour un embargo de l’UE sur les importations de gaz et de pétrole russes, mais d’autres pays, Allemagne en tête, y sont opposés.

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