Procès Pistorius: la police prête pour affronter la défense

«Le dossier va être transmis à la justice et toutes les preuves nécessaires dont nous avions besoin pour transmettre l’affaire au tribunal ont été recueillies», a déclaré la sous-chef de la police provinciale du Gauteng (la province où est située Pretoria), Tebello Mosikili, à l’agence sud-africaine Sapa.

«Nous avons fait de bons progrès», a-t-elle ajouté, et «nous sommes prêts pour aller au tribunal».

Elle-même fait partie de l’équipe de police qui se concentre sur l’affaire jusqu’au bout, alors que les défenseurs de Pistorius avaient taillé en pièce le dossier des forces de l’ordre lors de ses premières comparutions en 2013.

Une centaine de témoins seront cités à la barre selon Sapa, dont la soeur d’Oscar Pistorius, Aimee, son oncle Arnold, l’ex-enquêteur de la police Hilton Botha, des voisins de la résidence sécurisée où habitait le champion à Pretoria, des experts médicaux, un spécialiste de la météo, ou encore des experts balistiques.

D’anciennes petites amies, Melissa Rom ou Samantha Taylor doivent aussi être entendues.

Surnommé «Blade Runner» en raison de ses prothèses de carbone, le sportif était un passionné d’armes à feu, parfois violent et enclin à perdre facilement son sang-froid, comme il est apparu dans les enquêtes des médias depuis le meurtre.

Il a été inculpé du meurtre de sa petite amie Reeva Steenkamp, commis le 14 février 2013, jour de la Saint-Valentin mais qu’il affirme avoir tuée par erreur en croyant à l’intrusion d’un cambrioleur.

Il est également poursuivi pour infraction à la législation sur les armes, pour avoir tiré avec une arme à feu à deux occasions, avant la mort de Mlle Steenkamp.

Le drame a porté un coup d’arrêt brutal à sa carrière, et Pistorius ne s’est plus aligné dans aucune course depuis, bien qu’il soit en liberté sous caution et ait obtenu la permission de quitter le territoire sud-africain.